Par Ross Hill
Selon des informations relayées par plusieurs sources, l’administration Trump aurait débloqué un total de 32 millions de dollars au profit de cinq pays afin qu’ils acceptent sur leur territoire des migrants expulsés des États-Unis.
D’après ces données, le Rwanda aurait perçu 7,5 millions de dollars pour accueillir sept migrants, auxquels s’ajouteraient plus de 600 000 dollars pour les frais de transport aérien. La Guinée équatoriale aurait reçu 7,5 millions de dollars pour 29 migrants. Le Palau aurait également bénéficié de 7,5 millions de dollars.
L’Eswatini aurait obtenu 5,1 millions de dollars pour 15 migrants, tandis que Salvador aurait reçu 4,76 millions de dollars pour l’accueil de 250 personnes.
Ces chiffres, s’ils sont confirmés, illustreraient une stratégie consistant à négocier avec des États tiers pour la prise en charge de migrants expulsés du sol américain.
Concernant le Cameroun, aucune communication officielle des autorités américaines ou camerounaises ne fait état, à ce jour, d’un quelconque montant versé dans le cadre d’un tel dispositif. Aucune information publique ne permet non plus d’identifier une institution ou un responsable qui aurait perçu d’éventuels fonds liés à l’accueil de migrants expulsés.
En l’absence de documents budgétaires, d’accords bilatéraux rendus publics ou de déclarations officielles, toute affirmation sur un montant perçu par le gouvernement camerounais ou sur l’identité d’un bénéficiaire reste, à ce stade, non vérifiée.
La question des expulsions de migrants et des accords conclus avec des pays tiers a régulièrement suscité des controverses aux États-Unis et à l’international, notamment sous la présidence de Donald Trump, dont la politique migratoire s’est caractérisée par un durcissement des procédures d’asile et une intensification des expulsions. Les arrangements financiers conclus avec certains États pour l’accueil de migrants relèvent généralement d’accords bilatéraux spécifiques, parfois peu détaillés publiquement.
