Par Sandra Embollo
La préfecture du Mfoundi a délivré le récépissé n°01086 RDA/J06/A2/SAAJP/BAPP à l’« association Action Contre le Tribalisme & Ending Discrimination » (ACT-ED). Cette reconnaissance juridique confère à la structure le droit d’exercer légalement ses activités sur l’ensemble du territoire national.
Derrière cette initiative se trouvent des citoyens décidés à affronter l’un des tabous les plus lourds du cameroun : le tribalisme. Depuis plusieurs décennies, ce phénomène alimente la méfiance, fragilise la cohésion sociale et pollue la vie politique. Des nominations dans l’administration aux tensions électorales, en passant par la vie quotidienne, les soupçons de favoritisme ethnique nourrissent frustrations et divisions, accentuant le sentiment d’exclusion de nombreux camerounais.
Act-Ed entend inverser cette logique en menant des actions intellectuelles, éducatives et sociales. Ses fondateurs veulent promouvoir une meilleure connaissance des liens anthropologiques, historiques et sociologiques qui unissent les camerounais, tout en déconstruisant les discours et pratiques discriminatoires. Leur objectif : bâtir un socle citoyen pour un cameroun réconcilié avec lui-même.
Le bureau exécutif est composé de :
Président : Njingou Njoya Moussa Blaise
Vice-présidente : Amassana Nguina Marie Flore
Secrétaire général : Ze Albert
Secrétaire général adjoint : Ndi Nancy Saiboh
Responsable du patrimoine : Ayina Veronique Diane
Responsable des relations publiques : Mebenga Dominique Dimitri
Auditeurs internes : Maram Abba et Etong Hervé charly
Conseillers spéciaux : Ndobia Heumou Bruno et Ovono Ondoua Ulrich Xavier
Si la loi rappelle que cette association ne saurait fonctionner comme un syndicat, ses promoteurs revendiquent un rôle de vigie citoyenne. Leur ambition est claire : faire reculer le tribalisme, qui menace de miner davantage l’unité nationale si rien n’est fait.
