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Cameroun | Affaire des arbitres: Quand samuel eto’o privilégie ses règlements de comptes au détriment de l’intérêt national

La Caf avait honoré le Cameroun en désignant quatre arbitres pour diriger une rencontre de Ligue des Champions africaine en Afrique du Sud. Mais la décision controversée de Samuel Eto’o, qui bloque l’un d’eux, menace de transformer cette distinction en humiliation nationale.

by Panorama papers
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Par Hajer Elina

La Confédération Africaine de Football (Caf) a honoré le Cameroun en désignant quatre arbitres du pays pour diriger la rencontre de la Ligue des Champions Africaine opposant African Stars de Namibie à Vipers SC d’Ouganda, prévue le 19 septembre 2025 au Cape Town-Athlon Stadium, en Afrique du Sud.

Mais cette reconnaissance internationale est désormais menacée par l’attitude du président de la Fédération Camerounaise de Football, Samuel Eto’o. Celui-ci a refusé de délivrer une autorisation de sortie à l’un des arbitres retenus, Ledoux Dimoya Clément, désigné comme 4ᵉ arbitre. Une décision interprétée comme un règlement de comptes personnel à l’égard d’un officiel considéré comme “non aligné” et réfractaire au système mis en place au siège de la Fécafoot, surnommé désormais le “Kartel de Tsinga”.

Au cœur du différend se trouve la revendication légitime des arbitres : le paiement de leurs arriérés pour les saisons sportives 2021-2022, 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025. Des fonds auraient pourtant été débloqués pour solder ces dettes, mais leur gestion demeure opaque. Ce blocage apparaît dès lors comme une stratégie de sanction visant à punir ceux qui osent dénoncer cette situation.

En agissant ainsi, Samuel Eto’o place ses querelles personnelles au-dessus de l’intérêt du Cameroun. Le pays risque de voir quatre de ses représentants en arbitrage écartés d’une prestigieuse affiche continentale. Une occasion manquée, d’autant plus regrettable que ces arbitres, à défaut d’être rémunérés correctement dans leur pays, auraient pu bénéficier de la manne financière et de la reconnaissance professionnelle offertes par la Caf.

Cette affaire illustre une nouvelle fois les tensions profondes au sein du football camerounais, où l’arbitrage, pourtant pilier de l’intégrité des compétitions, se retrouve pris en otage par des logiques de règlement de comptes et des pratiques contestées de gestion des fonds.

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