Par Serge Aimé BIKOI
La nouvelle a été rendue publique par son conseil, Me Hippolyte Meli, avocat au barreau du Cameroun.
Brand Kamga était poursuivi pour des faits de “tentative d’enlèvement”, une accusation qu’il a battue en brèche. Après six mois de procédure, le journaliste est, finalement, déclaré non coupable. En rappel, B. Kamga avait comparu, la première fois, le 20 janvier 2026 devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou. C’était dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Il était poursuivi par le ministère public pour des faits présumés de “tentative d’enlèvement d’enfant”. Plainte qui avait été déposée par Annette Wandji.
Dans un témoignage rendu public le 20 janvier, son conseil avait exposé les circonstances de sa mise en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé. Selon Me Hippolyte Meli, “Brand Kamga avait été contacté le 19 janvier par son enquêteur et invité à se présenter devant un Officier de police judiciaire (Opj). Il s’y était rendu sans souci. À l’issue de son audition, l’Opj avait décidé de le déférer au parquet, qui avait pris, plus tard dans la soirée, une mesure de détention provisoire”.
À l’audience du 20 janvier, les débats avaient porté sur un unique chef d’accusation : “tentative d’enlèvement d’enfant mineur”. Toutefois, la plaignante, Annette Wandji, était absente à l’audience. Une femme se présentant comme partie civile s’était alors avancée à la barre, affirmant avoir un lien avec la plaignante, qui aurait quitté le pays. Faute de procuration, cette intervention avait été contestée.
Sur instruction du tribunal, le ministère public avait demandé à cette personne de produire une procuration lors de la prochaine audience. Constatant l’incertitude autour de la représentation de la partie civile, le parquet avait sollicité le renvoi de l’affaire. Le tribunal avait finalement renvoyé l’examen du dossier au 3 février 2026, date à laquelle la mise en liberté du journaliste avait été ordonnée.
