Par Hajer Elina
Le collectif des avocats de Savom Martin, conduit par Maître Ananga Clément, exprime son « indignation » face aux informations relayées sur les réseaux sociaux après l’audience du 24 novembre 2025 dans l’affaire de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. Selon Maître Ananga Clément, ces comptes rendus déforment profondément la réalité des déclarations faites par le témoin de l’accusation, Ekassi Jean, entendu ce jour-là au Tribunal militaire de Yaoundé.
Maître Ananga Clément rappelle que le témoin, dont les déclarations ont varié et qui s’est lui-même décrit comme un « bandit de grand chemin », n’a à aucun moment affirmé détenir la moindre preuve impliquant Savom Martin dans l’assassinat de Martinez Zogo. Toujours selon Maître Ananga Clément, Ekassi Jean a précisé qu’il tenait ses informations de tiers — notamment d’un certain Alinga, accompagné d’un dénommé Emini — ce qui a conduit le Commissaire du Gouvernement à ordonner leur comparution.
Le collectif, par la voix de Maître Ananga Clément, dénonce ainsi une « instrumentalisation » de l’audience visant à faire croire que le témoin aurait explicitement désigné Savom Martin comme auteur du crime, alors que son témoignage s’est révélé indirect et dépourvu de preuves. Maître Ananga Clément critique également une « campagne de désinformation » plus large, déjà observée lors de l’examen en appel de certaines demandes de mise en liberté.
Au nom du collectif, Maître Ananga Clément rappelle que la diffusion d’informations mensongères portant atteinte à la réputation de Savom Martin est pénalement répréhensible, appelle à la prudence face aux contenus circulant en ligne et réaffirme la confiance de la défense en la justice camerounaise, que Maître ANANGA Clément considère comme engagée dans la recherche sereine de la vérité. Savom Martin figure parmi les accusés dans le procès très médiatisé de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, retrouvé mort en janvier 2023 dans des circonstances qui avaient provoqué une onde de choc nationale.
Le Tribunal militaire de Yaoundé poursuit depuis plusieurs mois l’examen des responsabilités présumées dans cette affaire. Le communiqué de ce 25 novembre, signé par Maître Ananga Clément, intervient après une audience dont le traitement médiatique a suscité de vives réactions.
