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Cameroun | Affaire Martinez Zogo: Le défunt journaliste était le principal informateur de deux pontes du régime de Yaoundé

L'ancien chef de chaîne de Amplitude Fm, Martinez Zogo, était "le principal informateur du ministre d'État Secrétaire général de la présidence de la République et du directeur adjoint du cabinet civil".

by Panorama papers
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Par Serge Aimé BIKOI

C’est l’une des quatre constatations faites ce lundi par le 33ème témoin de l’accusation, Jean-Pierre Oloumou, expert en cyber criminalité. C’était dans le cadre de l’entame de l’examination in chief de ce fonctionnaire à la retraite.

Jean-Pierre Oloumou, expert en cyber criminalité, appelé à la barre, ce lundi, a, d’emblée, indiqué quatre constatations après avoir expertisé une nomenclature de téléphones, de tablettes et de gadgets numériques des accusés mis à sa disposition. La première constatation est formulée comme suit: “Jean Pierre Amougou Belinga et Bruno Bidjang n’ont aucun lien avec l’assassinat de Martinez Zogo”.

La deuxième constatation est liée au fait que Léopold Maxime Eko Eko apparaît aussi étranger à cette affaire. “Cette affaire ressemblerait, explique J.P. Oloumou, à un complot visant sa propre personne. Eko Eko ignore encore l’implication directe de ses collaborateurs qu’il fait mettre à la disposition de la gendarmerie”.

La troisième constatation fait état de ce que les téléphones saisis entre les mains du lieutenant-colonel Justin Danwe, l’ancien directeur des opérations de la Dgre(Direction générale de la recherche extérieure) ont subi des traitements modificatifs, qui les ont rendus inexploitables. La quatrième constatation est indiqué ci-dessous : “L’exploitation du téléphone de Martinez Zogo a permis d’avoir accès à beaucoup d’informations :

  1. Martinez Zogo était un fidèle informateur du ministre d’État Secrétaire général de la présidence de la République et du directeur adjoint du cabinet civil.
  2. Il(Martinez Zogo) les arrosait des accusations de deniers publics qu’ils formulaient contre Amougou Belinga et le directeur de la sécurité présidentielle(Dsp).
  3. D’autres accusations qui provenaient de ses propres investigations étaient des accusations de détournement de la task force que présidait le Minetat/Sgpr, Covidgate, Olembegate, ligne 94, affaire Pad-Bolloré, affaire cabinet Atou).
  4. Martinez Zogo en voulait particulièrement à Amougou Belinga qu’il tenait pour responsable de sa mise en détention à la prison centrale de Yaoundé”.

Autre déclaration non des moindres figurant dans les téléphones de Martinez Zogo et relayée par l’expert en cyber criminalité, c’est celle relative au fait que Chantale Ayissi et Nyassa Soleil déconseillaient à l’ancien chef de chaîne de Amplitude Fm de poursuivre sa campagne médiatique qu’il jugeait infondée contre Amougou Belinga. C. Ayissi a écrit s’adressant à M. Zogo, poursuit J.P. Oloumou: “Souviens-toi que toi et moi avons largement bénéficié de ses largesses financières. Ce n’est pas Amougou Belinga qui t’a jeté en prison, c’est son différend avec l’épouse du directeur du cabinet civil de la présidence de la République (Dcc). Nous en avons parlé toi et moi. Comment peux-tu encore dire que c’est Amougou Belinga ? Il faut avoir la crainte de Dieu”.

C’est sur ces entrefaites que l’audience a été suspendue pour reprendre à 16h et 37mn. Question de permettre au 33ème témoin de l’accusation d’installer son matériel de diffusion.

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