La loi du plus fort ne peut ni fonder une paix durable ni créer une légitimité politique, affirme une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux et visant la situation politique au Cameroun et, plus largement, en Afrique. Le texte reconnaît que le recours à la force peut apparaître, dans des circonstances exceptionnelles, comme un ultime recours, mais souligne qu’il ne saurait constituer une solution juste dans les relations internationales.
Selon cette prise de position, lorsqu’un peuple est privé de son choix par des élections frauduleuses, il se retrouve face à une alternative historique. Soit il accepte la dictature, avec pour conséquences le détournement des impôts, la confiscation des ressources naturelles et l’appropriation de la richesse collective par une minorité au pouvoir. Soit il décide d’aller au bout de sa volonté démocratique en affirmant que l’impôt n’est légitime que s’il est voté par des représentants issus des urnes et que les ressources nationales appartiennent au peuple.
Le texte évoque alors la possibilité, pour un peuple, de paralyser l’économie afin de rétablir la légitimité démocratique et d’installer les dirigeants légalement élus, non par goût du chaos mais comme moyen de pression politique. Il insiste sur le fait qu’aucune puissance étrangère ne viendra restituer les ressources ou protéger durablement les intérêts d’un pays à la place de ses citoyens.
La déclaration conclut que la communauté internationale peut observer, alerter et accompagner, mais qu’elle ne peut se substituer à la souveraineté populaire. La liberté, la dignité et la démocratie, affirme-t-elle, ne se délèguent pas et ne s’imposent pas de l’extérieur, mais se défendent de l’intérieur.
Au Cameroun, les débats sur la légitimité électorale, la gouvernance et le rôle de la communauté internationale sont récurrents, notamment à l’approche des échéances politiques. Les appels à la mobilisation interne et à la défense de la souveraineté populaire s’inscrivent dans un contexte marqué par la contestation des processus électoraux et par une défiance persistante envers les institutions.
