Par Armand Soussia
Plusieurs mouvements citoyens annoncent une série d’actions destinées à maintenir la pression face aux contestations post-électorales et à dénoncer la répression en cours. Sous le mot d’ordre « Résister, un devoir collectif », les organisateurs appellent à une mobilisation simultanée dans la diaspora, sur le territoire camerounais et en ligne.
Une manifestation populaire de la diaspora est programmée le samedi 29 novembre 2025 à 13h, sur la Place de la République à Paris, lieu habituel de rassemblement des militants camerounais en exil ou installés en France. Elle vise à dénoncer les violences politiques, exiger la libération des détenus et réaffirmer la revendication de « vérité des urnes ».
Au Cameroun, un programme de villes mortes est annoncé sur trois jours, du 30 novembre au 2 décembre 2025, pour paralyser les activités économiques et administratives en signe de protestation pacifique. Les initiateurs présentent cette démarche comme un hommage aux victimes et comme un acte de résistance non violente face au verrouillage politique.
En parallèle, une initiative citoyenne baptisée « Les Régionales du Peuple » se tiendra en ligne le 30 novembre 2025, via Zoom et Facebook. L’objectif affiché est d’offrir une plateforme de discussion nationale ouverte, alors que les réunions politiques sont de plus en plus entravées sur le terrain.
Ces actions témoignent d’une volonté de coordination entre diaspora, militants locaux et acteurs civils afin de maintenir vivante une contestation qui se veut pacifique mais déterminée. Depuis les violences et arrestations survenues après la crise électorale de 2025, plusieurs organisations opposées au pouvoir multiplient les initiatives pour maintenir la pression politique. Les journées de villes mortes restent un outil de résistance traditionnel au Cameroun, tandis que la diaspora joue un rôle central dans la médiatisation internationale de ces mobilisations.
