Par Joseph OLINGA N.
Le faisceau de lumière jeté par le témoignage du témoin de la défense, Alain Ekassi, qui désigne sans ambiguïté l’ancien maire de Bibey comme assassin présumé du journaliste et animateur, Martinez Zogo ouvre grandement le rideau qui cache l’arrière scène de cette affaire dès l’annonce de ce crime crapuleux. Deux ans après le déclenchement de cette affaire, Panorama Papers vous propose des indices contenus dans l’ordonnance du juge Ndzie Pierrot. Question pour chacun d’explorer le champs des possibilités qui permettrait de se faire une idée de ce que certains acteurs essayent de transformer en nébuleuse pour des raisons plus ou moins évidentes.
Lorsque le juge Ndzie Pierrot livre son ordonnance, le 29 février 2024, il apparaît que le dernier appel reçu par Martinez Zogo émane de Martin Savom. L’homme est alors maire de la commune d’arrondissement de Bibey, dans la Haute Sanaga et ne dissimule pas sa proximité avec le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh et la première dame Chantal Biya dont il se vantera à maintes reprises d’avoir appelé pour dessaisir le juge Sikati du dossier.
La même ordonnance établie que Martin Savom et le lieutenant Danwe Justin ont multiplié des rencontres quelques heures avant le kidnapping puis l’assassinat de Martinez Zogo. Plus explicite, le juge Ndzie Pierrot établit que l’ancien maire de Bibey et l’ancien directeur des opérations à la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) ont échangé pour le paiement du commando mobilisé pour la base besogne. Une proximité que les deux hommes ont essayé de camoufler lors des premières auditions, avant d’être confrontés aux données issues de l’exploitation des téléphones. En révélant les noms des présumés assassins de Martinez Zogo et de l’évêque de Bafia, Monseigneur Benoît Bala, Alain Ekassi qui donne aussi des éléments probants pour certifier ses allégations permet à la justice d’ouvrir le vrai débat autour de la mort de Martinez Zogo, de Monseigneur Benoît Balla et de tous ceux qui sont morts dans le sillage de ces deux assassinats. Des assassinats dont l’un des dénominateurs commun demeure la proximité de certaines personnalités au sein de la présidence de la République avec certains suspects clairement identifiés au cours de la procédure.
