Par Joël Onana
La nuit dernière, un poste militaire de l’armée camerounaise a été pris pour cible par des combattants du groupe terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. L’attaque, survenue dans une zone frontalière particulièrement exposée, a entraîné une riposte immédiate des forces de défense.
Alors qu’un contingent de renfort se dirigeait vers le site de l’affrontement, son véhicule a heurté une mine posée sur la route par les assaillants. L’explosion a été d’une grande violence, tuant sur le coup le soldat Ibrahim Nsangou et blessant plusieurs de ses camarades.
Les forces de sécurité ont ensuite sécurisé la zone et ouvert une enquête pour déterminer les circonstances précises de l’incident. L’Extrême-Nord du Cameroun reste le principal théâtre des attaques du groupe Boko Haram, actif dans le bassin du lac Tchad depuis plus d’une décennie. Malgré la pression militaire exercée par la Force multinationale mixte, les insurgés continuent de mener des assauts sporadiques, notamment par l’usage d’engins explosifs improvisés visant les patrouilles et les postes avancés de l’armée.
