Par Ilyass Chirac Poumie
Un meeting du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) a viré au désordre dans la capitale régionale de l’Ouest. Alors que les organisateurs avaient prévu une distribution de vivres, la foule, estimée à près de 5 000 personnes, s’est brusquement précipitée sur les sacs de riz et les cartons de sardines mis à disposition.
Les gendarmes déployés pour encadrer l’événement ont tenté, en vain, de contenir la marée humaine à l’aide de fouets, mais leur intervention n’a pas suffi à maîtriser la situation. La scène a provoqué des bousculades et des moments de panique parmi les participants.
Cet incident met en lumière la précarité sociale qui alimente la tension dans certaines régions, où les populations voient dans ces distributions une rare occasion de subvenir à leurs besoins alimentaires.
Les campagnes électorales au Cameroun sont souvent marquées par la distribution de vivres et d’objets divers dans le but de mobiliser les foules. Dans un contexte économique difficile, ces pratiques soulèvent régulièrement des critiques de la société civile et de l’opposition, qui y voient une forme d’achat de conscience électorale. L’incident de Bafoussam illustre à la fois la forte attente sociale et les risques de débordement liés à ce type de mobilisation.
