Par Ilyass Chirac Poumie
Chantal Roger Tulé, ancien membre du Rdpc devenu président d’un parti politique, affirme que la situation politique demeure préoccupante vingt-deux jours après des promesses formulées au sommet de l’État.
Pour lui, lorsqu’un président promet, il agit. Or, souligne-t-il, l’absence de mesures concrètes entretient le doute et renforce les tensions.
Il rappelle que certaines assurances laissaient entendre une action rapide, évoquée à l’époque comme imminente, ce qui n’a toujours pas été le cas.
Chantal Roger Tulé indique que, dans plusieurs cercles politiques, des voix s’élèvent désormais pour évoquer un possible durcissement de la position gouvernementale. Certains parlent ouvertement de risques d’arrestations et de transferts vers la prison centrale de Kondengui, dans le cadre d’enquêtes qui seraient en cours.
Bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée, ces rumeurs, selon lui, installent un climat de peur et d’incertitude, poussant certains acteurs à envisager un repli dans le maquis afin d’échapper à d’éventuelles poursuites.
Chantal Roger Tulé est un ancien cadre du RDPC ayant quitté le parti au pouvoir avant de créer et de diriger sa propre formation politique. Le contexte actuel est marqué par des promesses présidentielles non encore suivies d’effets visibles, favorisant la circulation de rumeurs et ravivant les tensions entre le pouvoir et une partie de l’opposition.
