Accueil » Cameroun | Coup de théâtre au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo: Le dossier Redhac introuvable dans les documents du ministère public

Cameroun | Coup de théâtre au tribunal de première instance de Douala-Bonanjo: Le dossier Redhac introuvable dans les documents du ministère public

C'est le constat curieux fait ce lundi, 6 juillet dans la salle d'audience du tribunal de première instance (Tpi) de Douala-Bonanjo à la grande stupéfaction du conseil des prévenues et du public présent.

by world top news
0 comments

Par Serge Aimé BIKOI

C’était au cours de la 11ème audience de l’affaire opposant l’État du Cameroun à Me Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe, respectivement Conseillère à la présidence du conseil d’administration et directrice exécutive du Redhac (Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale).

L’audience de ce lundi n’a duré une 22 minutes. Et pour cause: alors que le sous-préfet de l’arrondissement de Douala 1er, représentant du préfet du département du Wouri, par ailleurs représentant de l’État du Cameroun et le représentant habituel du ministère public dans cette affaire ont brillé par leur absence, le président du tribunal a commencé par rappeler que l’affaire État du Cameroun contre A. Nkom et M. Ngo Mbe avait été renvoyée à la date de ce lundi, 6 juillet à la demande du ministère public pour ses réquisitions et les plaidoiries du conseil des prévenues. Mais lorsque la parole a été donnée au ministère public pour faire ses réquisitions, son représentant à l’audience a déclaré, à la grande surprise de tout le monde, que le dossier du Redhac était introuvable parmi les dossiers en sa possession.

À la demande du conseil des prévenues de savoir ce qui est à l’origine de l’absence du représentant habituel du ministère public à l’audience, le président du tribunal a répondu que ce dernier est en déplacement hors de la ville de Douala pour un séminaire. Par conséquent, l’affaire a été, de nouveau, renvoyée au 7 septembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries du conseil des prévenues.

Face à cet état de choses, le Redhac et sa coalition pays-Cameroun condamnent toutes les manœuvres visant à ternir l’image de cette organisation internationale de défense des droits humains et à saper le moral de Me Alice Nkom et de Maximilienne Ngo Mbe. Ils prennent aussi acte de l’absence du représentant de l’État et du dossier Redhac tel que déclaré par le représentant du ministère public à l’audience de ce jour. Le Redhac et sa coalition pays-Cameroun expriment aussi leurs vives inquiétudes quant au climat sociopolitique, économique et sécuritaire actuel marqué par les tensions sociales, les crises sécuritaires et la prolifération des discours de haine dans l’espace public au Cameroun.

Enfin, cette organisation internationale de défense des droits humains et sa coalition pays-Cameroun saisissent cette occasion pour encourager le gouvernement camerounais à œuvrer, sans relâche, à l’apaisement du climat social d’une part et à la libération de tous les journalistes, défenseurs des droits humains, les activistes, les militants pacifiques incarcérés dans les prisons du Cameroun avant, pendant et après l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 d’autre part. Aussi le Redhac et sa coalition pays-Cameroun appellent-ils à protéger efficacement les défenseurs des droits humains, en adoptant la proposition de loi portant “Promotion et protection des défenseurs des droits humains au Cameroun” réactualisée au sénat le 15 avril 2025 d’autre part.

You may also like

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest

0 Commentaires
Need Help? Chat with us
Panorama Papers
Support online
0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x
Send this to a friend