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Cameroun | Coup d’état médical: Mort de Paul Biya de suite d’une rumeur

À travers les spéculations récurrentes sur l’état de santé du président Paul Biya, certains médias français sont accusés de mener une campagne médiatique visant à fragiliser son image et celle du Cameroun. Entre dénonciation d’un « coup d’État médical », critiques de la presse française et rappels de précédents politiques en France, ce texte s’interroge sur les motivations d’un acharnement présenté comme permanent contre le chef de l’État camerounais.

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Par Saint-Eloi Bidoung

En tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, on peut y voir les porte-voix et caisses de résonance de la « France-Afrique » à l’international prendre pour cible le Président Biya. Quand ce n’est pas le journal Le Monde, c’est « Radio France Intoxication » (RFI) ou encore Jeune Afrique (pourtant dit panafricain). C’est au détriment des médias locaux que ces mercenaires à temps plein sont régulièrement aperçus au Cabinet civil, lieu où François Soudan et Dougueli ont leurs habitudes en déchargement en devises étrangères ou en francs CFA des sommes astronomiques pouvant donner du vertige à un banquier. Jeune Afrique tire sur des ambulances sans honte ni pudeur. Il a ouvert le feu sur le Président Paul Biya. Quand ce n’est pas son âge qui est chahuté, c’est son carnet de santé qui fait objet de débats à RFI. Quand ce n’est pas sa fortune à laquelle les médias français ont donné l’épithète irrévérencieuse de « biens mal acquis », c’est sa famille ou ses collaborateurs qui sont mis à l’index pour y subir les affres du journalisme de caniveau qui se développe à « J.A » depuis la mort du grand Béchir Ben Hamed.

Comme des chiens affamés, ces trois médias déchiquettent et critiquent violemment la gouvernance du Cameroun. Jamais rassasiés, ils sortent crocs et griffes sur la forme physique du Président, on scrute ses pas, on commente la coiffure de la Première dame du Cameroun. Sans y être invités, ils resquillent et entrent en force dans la famille du Président.
Ces médias braillent, aboient, répètent, rabâchent à longueur de journées comme de nouveaux fous ou comme des femmes nouvellement répudiées. En droit pour l’opinion de se poser des questions : Qu’est-ce qui n’a pas marché ? À qui profite cette cabale contre le Président Biya ? Qui sont-ils les commanditaires ? Le divorce est-il consommé entre Paul Biya et ses anciennes amours communicationnelles ?
Pauvre René Sadi, ministre de la Communication, qui se bat comme un beau petit diable ; il a beau rédiger des communiqués de presse dans la presse locale, que son patron a souvent ignorée pour les grands moments de communication du chef de l’État. Le ministre a beau se casser la voix pour expliquer au monde entier que Paul Biya n’est pas malade, qu’il y a un complot ourdi autour d’une maladie imaginaire par la France avec des Camerounais contre le Président pour la déstabilisation du Cameroun, rien n’y fait.
« Radio France Intolérable » (RFI), le journal Le Monde et Jeune Afrique continuent leurs œuvres diaboliques contre Paul Biya et le Cameroun, semant confusion, désolation, consternation, frustrations, désordre et divisions dans notre pays.

Où va Le Monde ? Que veut « Radio France Inflammation » ? Jeune Afrique a-t-il cessé d’être une presse panafricaine ? Pourquoi tant de charges, tant d’acharnement, tant de matraquages médiatiques ? Pourquoi raviver et ressusciter d’hideux fantômes telle la situation dite critique de l’état de santé du Président ?
Alors qu’aucun diagnostic vital n’est engagé au point de faire peser une sérieuse hypothèque sanitaire dans l’opinion sur la vie du Président, il ne s’agit pourtant que d’affaires privées, personnelles, mieux de famille, qui ne regardent pas les médias de France.

Une France dirigée par des « hommes d’affaires » devrait se pencher sur ses propres affaires car il y en a dans chaque grande famille dans ce pays.
C’est dans cette France si pieuse, outrageusement catholique (du moins avant la légalisation des mariages homosexuels), que l’on rencontre le plus grand nombre d’affaires et d’hommes d’affaires en Europe et peut-être dans le monde : « Affaire Bérégovoy », « Affaire Tapie », « Affaire Sarkozy », « Affaire de Villepin », « Affaire Juppé », « Affaire Chirac », « Affaire Fillon », « Affaire Le Pen », « Affaire Jean-Christophe Mitterrand », « Affaire Giscard et les diamants de Bokassa », « Affaire Strauss-Kahn », « Affaire Bettencourt »…
On me prie de ne pas oublier la honteuse affaire des « gilets jaunes » qui mit dans la rue la gouvernance hasardeuse de la France.

La France a ses affaires qui font autant honte que les affaires africaines et qui devraient intéresser Jeune Afrique, Le Monde et RFI mais que ces médias français font semblant d’ignorer. Des affaires qui ont pourri la vie et le climat politique en France, brisé des ambitions, des espoirs, des avenirs et des destins.

Des malades ont gouverné la « Grande France ». Le journal Le Monde avait continué à afficher à la Une et dans ses colonnes la « grande forme » et la « bonne santé » du Président François Mitterrand. Son Excellence était pourtant rongée par un cancer de la prostate en phase terminale et ne tenait debout que grâce à des séances de chimiothérapie quotidiennes du professeur Bernard Debré et de son médecin personnel Gubler.
Le couple présidentiel apparaissait en public bétonné d’anti-inflammatoires. François Mitterrand mourra quelques mois seulement après son départ de l’Élysée, en cédant sa place à un autre grand malade qui, dans le plus grand secret, souffrait d’insuffisances mentales et physiques. Le journal Le Monde le savait et n’en parla jamais.

L’information, pourtant secret de tous, était classée « secret d’État ». Aux quatorze ans de Mitterrand et aux douze ans de Chirac, cela fait vingt-six ans de mensonge et de rétention de l’information aux Français.
Nicolas Sarkozy ne se portait pas mieux. On soupçonne que ce dernier souffrait d’une maladie psychiatrique (la bougeotte). François Hollande était-il en meilleure santé ? À part ce qu’on lui connaît de commun avec son camarade de parti Dominique Strauss-Kahn.
Charles de Gaulle vécut à l’Élysée avec un cancer, Georges Pompidou mourut au pouvoir de suite d’un cancer généralisé. Pas de quoi inquiéter ou émouvoir Jeune Afrique, RFI, encore moins le journal Le Monde. Mais que Paul Biya tousse, c’est le sujet du magazine « Appel à l’actualité » sur RFI pendant neuf jours. Et Le Monde s’effondre.

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