Par Ilyass Chirac Poumie
À l’issue des travaux, la communauté des affaires dénonce une situation jugée inédite et totalement inacceptable au Port Autonome de Douala. Elle pointe notamment le rallongement des délais de passage portuaire, la double facturation systématique des prestations de scanning, l’augmentation des surcoûts logistiques, ainsi que les risques de rupture d’approvisionnement sur les marchés.
Les opérateurs évoquent également une baisse de la compétitivité du port de Douala, qualifié de poumon essentiel de l’économie camerounaise, et une paralysie totale des opérations de dédouanement et d’embarquement ces derniers jours.
Le Gecam exige des autorités compétentes la normalisation immédiate de la situation à travers la consécration d’une seule opération de scanning et de paiement. Il réclame en outre la mise en place d’une commission mixte Administration-Secteur privé chargée d’évaluer les surcoûts subis par les entreprises et d’en assurer le remboursement intégral. Le gel des augmentations tarifaires décidées par le Pad est également demandé, en attendant une évaluation complète de leur impact.
En l’absence d’une issue définitive à cette crise, les entreprises annoncent qu’elles suspendront temporairement, dès le lundi 16 février 2026, les levées de déclarations d’importation et d’exportation ainsi que les déclarations en douane.
Le conflit autour des opérations de scanning s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités portuaires et certains opérateurs économiques. La coexistence de deux prestataires de contrôle des conteneurs au port de Douala a créé une situation de double facturation et de blocages administratifs, avec des répercussions directes sur la fluidité des échanges commerciaux au Cameroun.
