Par Ilyass Chirac Poumie
Selon Daniel Essissima, l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 n’est pas encore close en raison d’un écart de voix inédit dans l’histoire politique récente du Cameroun. L’auteur rappelle que les crises post-électorales de 1992 et 2018 portaient sur des écarts relativement faibles, ce qui avait facilité, selon lui, la manipulation des résultats officiels par les institutions en charge du contentieux électoral.
Daniel Essissima indique qu’en 1992, Ni John Fru Ndi devançait Paul Biya de 1,51 point selon ses propres chiffres, un écart minime que la Cour suprême avait pu renverser sans difficulté. En 2018, poursuit Daniel Essissima, Maurice Kamto aurait eu une avance d’environ 1,3 point sur le président sortant. Il estime que le Conseil constitutionnel avait alors procédé à une falsification massive des résultats.
Pour 2025, Daniel Essissima soutient que la situation est radicalement différente. Il affirme qu’Issa Tchiroma Bakary disposerait d’une avance comprise entre 20 et 30 points sur Paul Biya, évoquant des chiffres allant de 54,8 pour cent à 57,217 pour cent pour Issa Tchiroma Bakary, contre 31,3 pour cent ou 27,446 pour cent pour Paul Biya. Selon Daniel Essissima, un écart d’une telle ampleur rendrait impossible toute inversion crédible des résultats et expliquerait la persistance de la crise politique actuelle. Il ajoute que le peuple refuse d’accepter ce qu’il qualifie de vol électoral massif.
Les analyses de Daniel Essissima s’inscrivent dans un contexte de contestation nationale et internationale, avec un climat post-électoral marqué par des tensions croissantes et des mobilisations citoyennes.
Cette position est développée par Daniel Essissima, qui compare trois crises électorales majeures pour illustrer les écarts de votes et les mécanismes contestés de proclamation des résultats. Ses analyses circulent largement au sein des réseaux politiques et citoyens opposés au maintien du statu quo institutionnel.
