Par Ilyass Chirac Poumie
Au Cameroun, ce dimanche 30 novembre a donné lieu à deux réalités contrastées. Alors que les élections régionales se déroulaient à travers le pays, une large partie du Nord Cameroun observait un mot d’ordre de ville morte très suivi, lancé par Issa Tchiroma Bakari.
Dans plusieurs villes, la tension est montée d’un cran. Des boutiques ont été brûlées pour non-respect du mot d’ordre, selon des témoins sur place. D’autres commerces ont été scellés par les autorités administratives, officiellement pour garantir le respect strict des consignes imposées pour cette journée exceptionnelle.
Ces mesures ont paralysé une bonne partie des activités, alors que les habitants naviguaient entre les injonctions administratives, la peur de représailles et le climat électoral. Aucun bilan officiel n’avait été communiqué en fin de journée, mais les scènes observées témoignent d’un dimanche marqué par la crispation et la confrontation des mots d’ordre.
Background
Les villes mortes constituent une forme de contestation régulièrement utilisée dans le contexte sociopolitique camerounais, notamment dans les régions du Nord. Le mot d’ordre lancé cette fois par Issa Tchiroma Bakari intervient dans un climat national déjà chargé par l’organisation des élections régionales et les tensions locales qui en découlent.
