Par Mon’Esse
Le ministre camerounais en charge de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé mardi que 20 personnes avaient trouvé la mort au cours des tensions post-présidentielle du 12 octobre.
Ces violences, qui ont touché 6 régions sur 10, a-t-il déclaré à l’ouverture de la 2ᵉ conférence semestrielle des gouverneurs de région, ont également conduit à l’interpellation de 1243 personnes.
Ces dernières, qualifiées «d’assaillants», ont été prises «en flagrant délit de pillage en bande, d’actes de vandalisme, d’incendie de biens publics et privés», eux, leurs coauteurs et complices seront tenus pour responsables de «leurs atrocités devant les juridictions», a affirmé M. Atanga Nji.
Le bilan des décès contraste avec d’autres sources, régulièrement citées par des médias nationaux et internationaux, pour qui la répression violente des manifestants a fait au moins 48 morts.
On rappelle que le président sortant, Paul Biya, a été déclaré vainqueur du scrutin avec 53,66% des voix, contre 35,19 % pour le leader de l’opposition Issa Tchiroma Bakary, ancien porte-parole du gouvernement ayant démissionné de son poste ministériel en juin.
