Par Ilyass Chirac Poumie
Le Manidem tire la sonnette d’alarme et met en cause le colonel Jean Pierre Otoulou, commandant de la Légion de gendarmerie du Littoral, qu’il accuse de mettre en danger la vie de son leader, Anicet Ekane, candidat à la présidentielle de 2025 et soutien déclaré d’Issa Tchiroma.
Selon le communiqué, Anicet Ekane aurait été kidnappé le 24 octobre 2025 par des éléments des forces armées. Depuis cette arrestation, son véhicule, placé sous séquestre dans les locaux du groupement de la gendarmerie de Douala, contiendrait plusieurs appareils médicaux indispensables à son traitement. Parmi eux figure un extracteur d’oxygène, décrit comme essentiel pour permettre au président du Manidem de respirer normalement.
Le parti affirme que toutes les démarches entreprises par les avocats d’Anicet Ekane pour récupérer ce matériel médical seraient restées sans réponse de la part du colonel Otoulou. Cette situation, selon le MANIDEM, constitue une atteinte grave aux droits humains et met directement en péril la vie de son président.
Le mouvement politique dénonce également l’arrestation qualifiée de « sauvage » de Florence Aimée Titcho et d’autres militants proches de la candidature d’Issa Tchiroma. Le parti exige leur libération immédiate et sans condition, tout en prévenant qu’il tiendra les autorités camerounaises, et particulièrement le colonel Otoulou, pour responsables de toute dégradation de l’état de santé d’Anicet Ekane.
Le Manidem appelle enfin l’opinion nationale et internationale à prendre acte de ce qu’il considère comme une mise à mort programmée, dans un contexte politique tendu à l’approche de la présidentielle de 2025. Le Manidem (Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie) est un parti politique camerounais de gauche, régulièrement engagé dans les débats sur les libertés publiques et les droits civiques. L’arrestation d’Anicet Ekane intervient dans un climat préélectoral marqué par des tensions, des arrestations de militants et des accusations d’intimidation visant les soutiens de différents candidats. Boris Bertolt, journaliste et lanceur d’alerte, est fréquemment relayé par des militants lorsqu’ils portent des accusations contre les autorités sécuritaires.
