Par Serge Aimé BIKOI
L’Ong internationale des droits humains et ses partenaires internationaux exigent, clairement avec toute la détermination, la remise en liberté immédiate et sans condition de toutes les personnes arbitrairement détenues. Ils mettent en garde les autorités camerounaises que tous les auteurs de ces crimes répondront de leurs actes devant les juridictions internes ou internationales et quelle que soit la durée. Ils rappellent, à nouveau, au gouvernement que la section II des principes de l’Organisation des Nations unies (Onu) concernant la réparation définit les obligations de l’État du Cameroun de manière suivante:
Obligation de prévenir les violations; Obligation de mener une enquête, de traduire en justice les auteurs et de les sanctionner; Permettre un véritable accès à la justice pour tous les individus qui auraient été victimes d’une violation par le biais de solutions/procédures de recours impartiales; Obligation d’accorder une réparation totale aux victimes ou à leurs ayant-droits.
Mandela Center et ses partenaires internationaux recommandent vivement au gouvernement des mesures spéciales conformément à ses engagements internationaux en vue de la protection effective des droits fondamentaux qui sont ainsi violés au quotidien. Les recommandations formulées par Mandela Center et ses partenaires internationaux émanent de ce que depuis la proclamation officielle des résultats de l’élection présidentielle du 12 octobre, des observateurs nationaux et internationaux ont, entre autres, relevé “la répression sauvage et aveugle des manifestations populaires par les forces de défense et de sécurité camerounaises. Toute chose ayant pris une tournure dramatique et inquiétante dans plusieurs villes du pays.
