Par Joël Onana
Réuni hier à Douala avec les autorités administratives du Littoral, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, est revenu sur les troubles ayant émaillé la ville à la suite du scrutin présidentiel du 12 octobre. Selon lui, ces manifestations découleraient d’un « plan insurrectionnel » initié par un candidat à l’élection, qui aurait distribué des drogues dures — notamment du Tramadol et du cannabis — à des jeunes âgés de 12 à 17 ans « sans lien avec le processus électoral ».
Le ministre a affirmé que ces mouvements ont entraîné des actes de vandalisme et de pillage dans plusieurs quartiers de Douala. S’agissant plus particulièrement des affrontements survenus à Nkoulouloun, Atanga Nji a déclaré que « plus de 150 assaillants drogués ont attaqué la brigade de gendarmerie et un commissariat de police », ajoutant que les forces de l’ordre ont agi « en légitime défense ».
« Quatre assaillants ont été neutralisés et trois autres ont trouvé la mort à la suite des bousculades », a-t-il précisé, écartant ainsi toute responsabilité directe des forces de sécurité dans ces décès.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte tension post-électorale au Cameroun, marqué par des manifestations, des arrestations massives et des accusations réciproques entre partisans du pouvoir et de l’opposition. Plusieurs organisations locales et internationales ont appelé à des enquêtes indépendantes sur les violences enregistrées depuis le scrutin du 12 octobre.
