Par Joseph OLINGA N.
Difficile pour l’instant de rallier les groupes armés signalés dans le Grand-Nord du Cameroun à Issa Tchiroma, candidat du Front pour le salut national du Cameroun à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier ou aux stratèges proches du pouvoir. Seule certitude ils y sont et les personnes identifiées proches de ces groupes étonnent par leur absence de discrétion.
Comme nous l’annoncions dans un article précédent, une vidéo en circulation sur les plateformes électroniques met en scène un groupe d’hommes armés revendiquant la victoire de Issa Tchiroma à l’élection présidentielle. Une posture que réfute l’entourage du candidat à l’élection présidentielle qui affirme qu’il entend revendiquer sa victoire sans actes de violence .
Quelques heures après la mise en ligne de la vidéo présentant le groupe armé préposé à la défense de la victoire “volée” du candidat du Fsnc à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier, des sources concordantes indiquent que les hommes exhibés dans la vidéo appartiennent à des comités de vigilance collaborant avec l’armée nigériane sur ses frontières avec le Cameroun. Nos sources soutiennent d’ailleurs que les membres des comités de vigilance nigérians ont des habitudes dans les zones frontalières du Cameroun avec le Nigeria.
Les personnels des comités de vigilance nigérians ne sont pas les seuls dont la présence est signalée de manière remarquable dans certaines localités des régions de l’Extreme-Nord et du Nord. Des sources locales contactées par Panorama Papers indiquent des présences plus importantes des personnes ressortissants du Soudan identifiées par nos sources locales comme des membres des milices Djandjaouites souvent signalés dans certaines zones de conflits dans des pays de la bande sahélienne.
Nos sources locales mais aussi des interlocuteurs proches des services sécuritaires écartent, pour le moment, l’implication des ressortissants de nationalité camerounaise dans ce qui est présenté par certains relais pro gouvernementaux comme des groupes rebelles organisés dans les trois régions septentrionales du Cameroun.
Les mêmes sources peinent également à affilier les différents groupes signalés dans le Grand-Nord au candidat du Fsnc à l’élection présidentielle ou à des stratèges proches des milieux securocrates en activité dans la périphérie de la présidence de la République.
Des raisons pour un expert sécuritaire indépendant d’analyser que
“Si la présence des personnes ou des groupes sur lesquels peuvent peser des présomptions objectives est avérée dans certaines localités du Grand-Nord, il est moins aisé de dire en ce moment pour qui ils roulent.”
Pour le même expert, la seule certitude dans ce cas de figure est qu’
“il s’agit ici des personnes et des groupes qui offrent leurs services au plus offrant.”
