Par Mon’Esse
L’agence de notation Fitch Ratings a maintenu la note souveraine du Cameroun à «B», assortie d’une perspective négative.
Cette note reflète un équilibre fragile entre des fondamentaux économiques, relativement solides, et des vulnérabilités structurelles jugées profondes.
En dépit d’une croissance économique résiliente et une dette publique jugée soutenable, elle salue les efforts de maîtrise budgétaire et la mobilisation des recettes hors pétrole, mais pointe les risques liés à la succession politique du président Paul Biya, mais aussi la faiblesse de la gouvernance et les tensions persistantes dans les finances publique.
La réélection du président Paul Biya, 92 ans, avec 53,7 % des voix en octobre, prolonge la stabilité immédiate, mais soulève des incertitudes sur la transition de pouvoir et les divisions internes du parti au pouvoir.
De même, Fitch y trouve une source potentielle d’instabilité, notamment dans les régions anglophones et le nord du pays confronté à la menace islamiste.
Fitch Ratings met en avant plusieurs faiblesses persistantes, les indicateurs de gouvernance demeurant faibles.
De même, les arriérés intérieurs de dette restent élevés, bien qu’en baisse à 388 milliards de francs à mi-2025, et la gestion de la trésorerie publique souffrant de retards de paiement extérieurs sur la dette non commerciale.
De même, selon l’agence, se poursuivent des interventions quasi-fiscales de la Société nationale des hydrocarbures (Snh) qui représentent 0,7 % du produit intérieur brut (Pib) et que les autorités se sont engagées à supprimer d’ici 2026.
