Par Joseph OLINGA N.
Au Cameroun, l’évocation des pratiques occultes peut paraître tirer des affabulations de comptoirs lorsque l’on ne connait pas l’environnement local. La réalité est pourtant autre. Il faut faire le tour de certains milieux huppés de la capitale politique, Yaoundé, pour se rendre à l’évidence. Dans la perspective d’un éventuel remaniement du gouvernement, les causeries dans les milieux proches du sérail tournent autour des rapports de forces occultes et mystiques entre des ministres en poste et les aspirants aux sièges dans le gouvernement.
Atteint par une attaque cardiovasculaire il y a quelques jours, des personnalités à la notoriété établie confient à l’envie que ce proche du président de la République et de la première dame serait la victime d’une attaque mystique orchestrée par l’un de ses collègues, lui aussi très proches du couple présidentiel. Les mêmes sources évoquent, illustrations à l’appui, des rites qui se déroulent chez l’homme depuis quelques temps.
La fréquentation de certains hauts cadres de l’administration publique et du parti au pouvoir, ces derniers temps, c’est aussi l’accès à des confidences illustrées rapportant la présence des marabouts et féticheurs de renommés dont certains sont importés de certains pays africains. Des personnels à qui nos sources prêtent des compétences difficilement explicables pour des esprits rationnels.
Dans le registre des irrationalité pourtant courante dans les milieux de la haute administration et politique camerounaise, il n’est pas rare d’entendre les évocations de ces empoisonnements mystiques auxquels seraient victimes certains hauts fonctionnaires. Dans le répertoire des rituels sombres qui gangrènent le sérail, l’on évoque volontiers des sacrifices de toutes natures dont les objectifs seraient de se faire maintenir en poste, pour les personnalités actuellement au gouvernement ou influencer la décision du président pour une éventuelle nomination dans le prochain gouvernement.
