Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Après la signature de cette convention-collaborationentre son ministère et le Fne, Joseph Beti Assomo, dans son speech de circonstance s’est voulu clair. La Convention ne doit pas être comprise ou interprétée comme un encadrement économique, humanitaire ou autre en faveur des anciens combattants et des victimes de guerre. Il s’agit d’un acte à inscrire sous le registre de la Défense nationale inclusive du pays. ”
Le suivi et la réinsertion des anciens combattants ne relève pas uniquement d’une approche sociale ou humaine , soit humanitaire, mais fait plutôt partie des questions de Défense nationale”, a-t-il indiqué. Il a poursuivi dans ce sens en soulignant qu’avec un ancien combattant bien encadré, réinséré et valorisé, il devient un acteur de stabilité. Il est dès lors un agent vecteur de transmission des valeurs de paix, d’un gage de cohésion sociale. Il a dans la foulée explicité que toute forme de marginalisation ou d’abandon des anciens combattants constitue à n’en point douter une source de vulnérabilité pour la Nation. Il est acquis que la prévention des conflits, la consolidation durable de la paix, se fera avec Les anciens combattants et les victimes de guerre, réintégrés socialement, économiquement après avoir servi les armes. ”
La convention de partenariat que vient de sceller le ministère de la Défense et le Fonds national de l’emploi, s’inscrit parfaitement en droite ligne de la logique de la Défense globale. Elle constitue une concrète illustration de la politique d’incitation des institutions civiques spécialisées à mettre à disposition leur expertise et leur concours a l’effort national de Défense comme c’est le cas à travers la réinsertion socioéconomique des anciens combattants et des victimes de guerre “, a renchérit le patron de la Défense. Il a par ailleurs réaffirmé que le Fne est une institution investie d’une mission de service public,
depuis plusieurs décennies déjà et oeuvre dans la promotion de l’emploi et de l’auto emploi.
A cet effet, il concourt directement à la stabilité sociale, la prévention des vulnérabilités économiques et au renforcement de la cohésion nationale en parfaite complémentarité avec les objectifs de Défense poursuivis par le Mindef.
Ainsi, de par la création du programme de reconversion, de réinsertion économique des anciens combattants, et suivant le plan de cette collaboration, le Fne offre un cadre structuré d’accompagnement, de formation, de financement et de suivi-évaluation permettant aux bénéficiaires de redevenir des acteurs productifs pour le développement du Cameroun.”La présente convention de partenariat constitue indubitablement à sa manière au renforcement du lien Armée-Nation de la Défense de notre pays.
Elle témoigne éloquemment à tous que la Défense nationale est une œuvre collective de mobilisation des forces de Défense, d’administrations civiles diverses, des collectivités territoriales décentralisées, des secteurs privés et de la société civile.
A travers cette convention, le gouvernement de la République réaffirme que la Défense nationale ne se limite pas aux opérations militaires. Elle s’exprime également par la reconnaissance, la valorisation et la réinsertion de celles et de ceux qui ont servi la Patrie avec honneur et fidélité. “La signature de cette convention répond à cet impératif, à l’instauration d’un cadre formelle de collaboration visant la reconversion professionnelle et la réinsertion socioéconomique des anciens combattants et des victimes de guerre. ” Pour terminer, le Mindef a formulé le vœu que le partenariat signé produise des résultats concrets, quantifiables et mesurables au service de la paix, de la stabilité et du développement inclusif du Cameroun. Il y est allé en disant ne pas douter un seul instant qu’il en sera ainsi.
Les 4 axes du Fne
Camille Moute à Bidias, le directeur général du Fne a pour sa part rappelé que la signature de convention et de collaboration, qui va désormais lier les deux institutions, précisément le Mindef à travers le secrétariat d’État à la Défense chargé des anciens combattants et des victimes de guerre et le Fne entre en droite ligne avec les missions de son administration. Il a précisé que c’est le 27 avril 1990 que le chef de l’Etat crée le Fne avec une mission générale de promotion de l’emploi..Cette mission est déclinée en quatre grands axes. Le premier est l’intermédiation : rôle de facilitateur entre les entreprises qui recrutent et les demandeurs d’emploi. Le deuxième est la formation Professionnelle : conception, financement et suivi de programmes de formation formelle et sur le tas (apprentissage). Le troisième axe est la création d’activités : promotion de l’auto emploi et accompagnement des créations de micro-entreprises.
Information et le quatrième axe est l’orientation : production et diffusion d’informations sur le marché du travail pour guider les chercheurs d’emploi.
