Par Ilyass Chirac Poumie
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a publié ce 29 novembre un communiqué de presse urgent dénonçant l’encerclement continu et sans fondement légal du domicile de son président, le professeur Maurice Kamto, à Yaoundé. Selon le parti, d’importants contingents des Forces de Maintien de l’Ordre maintiennent depuis plusieurs jours un siège de fait autour de sa résidence, sans mandat, sans décision de justice et sans aucune notification officielle.
Le Mrc affirme que cette opération constitue une violation flagrante de la Constitution, des libertés publiques et des engagements internationaux du Cameroun en matière de droits humains. Le parti parle d’une dérive autoritaire caractérisée et d’un mépris assumé pour l’État de droit. Il estime que Maurice Kamto, dirigeant d’un parti légal, est traité comme un criminel, en totale contradiction avec les normes républicaines.
Le mouvement exige la levée immédiate du dispositif policier et militaire, tient le régime pour seul responsable de toute atteinte à l’intégrité physique ou morale de son leader, et appelle la communauté nationale et internationale à condamner fermement ces pratiques qu’il qualifie d’antidémocratiques.
Le Mrc, dirigé par Maurice Kamto depuis sa création, dénonce régulièrement les restrictions imposées par les autorités aux activités de l’opposition. Les tensions politiques se sont accrues ces derniers jours alors que le parti organise un congrès extraordinaire à Yaoundé. Le communiqué est signé de Mamadou Mota, président national par intérim du mouvement.
