Par Sandra Embollo, Avec Cfoot
Un front de contestation s’est formé ce mardi autour de l’élection à la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), avec une demande explicite : le rejet pur et simple de la candidature de Samuel Eto’o. Les protestataires invoquent l’article 31 du Code de la nationalité camerounaise, qui prévoit que tout Camerounais majeur acquérant ou conservant volontairement une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité camerounaise.
Selon eux, cette disposition rend incompatible la situation personnelle de Samuel Eto’o avec les exigences légales imposées à un candidat à la présidence de la Fecafoot, lequel doit justifier exclusivement de la nationalité camerounaise. Ils affirment qu’en conséquence, sa candidature serait « irrégulière » et doit être rejetée sans délai par la Commission électorale.
Cette revendication intervient dans un contexte déjà explosif, marqué par une multiplication de recours et une polarisation croissante autour du scrutin. La Commission électorale de la Fecafoot est désormais pressée de trancher, alors que la controverse menace d’enflammer davantage un processus électoral sous haute tension.
L’élection à la Fecafoot est régulièrement le théâtre de batailles juridiques et politiques opposant camps rivaux. La question de la nationalité de Samuel Eto’o, déjà soulevée lors de précédents épisodes, revient cette fois comme un levier de contestation stratégique, alors que les enjeux de gouvernance du football camerounais restent au centre des préoccupations nationales.
