Par Joseph OLINGA N.
Derrière l’intérêt d’implanter des unités de transformation de l’huile de palme manifesté par des groupes industriels, se dissimule une réalité contraignante. La production camerounaise ne correspond pas à la demande en matière première. Avec 450 mille tonnes produits par an, le Cameroun accuse un déficit d’au moins 550 mille tonnes d’huile de palme pour satisfaire la demande industrielle.
Dans le même temps, les statistiques collectées indiquent que la production camerounaise a connu une chute de 40% au cours de l’exercice 2025. La chute de l’offre locale a contraint les industriels à importer 85% de la matière première nécessaire à la production des savonneries et des produits de tables issus de l’huile de palme.
Le manque à gagner de la production locale est ainsi estimé à environ 92 milliards de Francs Cfa. Une perte considérable pour agriculteurs déjà en difficulté. Le manque à gagner des producteurs locaux devraient d’accentuer avec l’arrivée de quatre nouveaux industriels annoncés dans le secteur de la transformation de l’huile de palme au cours de l’année 2026.
