Par Julie Peh
Ce partenariat stratégique vise à encadrer, soutenir et réintégrer les jeunes Camerounais confrontés aux défis de la migration, qu’ils soient migrants de retour, déplacés internes, ex-associés aux groupes armés, ou victimes de traite et de trafic d’êtres humains.
Parmi les domaines d’intervention ciblés figurent :
- La mise en place de mécanismes de retour volontaire et de réintégration durable
- Le suivi sanitaire et psychosocial des jeunes migrants et autres groupes vulnérables
- La mobilisation des jeunes de la diaspora pour soutenir l’entrepreneuriat local, à travers des coentreprises avec des jeunes restés au pays
- La prévention de la migration irrégulière, de la traite des personnes et de la radicalisation ;
- La promotion de la culture de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble
- Le renforcement des capacités techniques, financières et civiques des jeunes, y compris ceux en situation de précarité ou en milieu carcéral
- L’implication des volontaires pour accompagner la réintégration des migrants et anciens combattants démobilisés.
Ce mémorandum s’aligne pleinement sur les objectifs du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières, en particulier ses objectifs 6, 16, 21 et 23, qui promeuvent la coopération internationale, la réinsertion des migrants et leur contribution au développement durable.
Dans son discours, le ministre Mounouna Foutsou a salué l’engagement constant de l’OIM au Cameroun :
« Je témoigne à l’OIM la reconnaissance du ministère que je dirige et du Gouvernement camerounais, pour son implication dans la protection des migrants et leur réintégration dans le tissu socio-économique. »
Il a également rappelé les initiatives conjointes déjà menées dans les régions du Littoral et de l’Ouest pour autonomiser les jeunes déplacés internes, renforcer la coexistence pacifique et prévenir les crises sociales.
« Cet accord vient sceller une collaboration essentielle pour la jeunesse camerounaise, dans une démarche collective visant à promouvoir leur bien-être, leur intégration et leur participation active au développement de notre pays. »
De son côté, Abdel Rahmane Diop, Chef de mission de l’OIM au Cameroun, a qualifié cette signature de « tournant décisif » :
« Ce mémorandum permet de proposer aux jeunes des opportunités concrètes pour contribuer au développement du Cameroun tout en restant ancrés dans leur communauté. »
Le MINJEC entend désormais capitaliser sur cette collaboration pour répondre de manière plus efficace aux besoins des jeunes en matière de migration, de formation, de citoyenneté et d’insertion sociale. Le ministre a exhorté ses équipes à intensifier la mise en œuvre de l’Opération “Migration Citoyenne et Patriotique”, afin d’en faire un levier d’impact durable pour les jeunes et les communautés locales.
