Par Iliassou NCHINGOU
Vis-à-vis de la terre, il se développe un appétit et un intérêt grandissant qui, de plus en plus est une source potentielle et réelle des contentieux. C’est pour cette raison que les acteurs des régions de l’Ouest et du Nord-ouest se sont réunis du 28 au 29 août 2025 à Bafoussam pour mener une profonde réflexion sur la politique nationale en matière foncière et domaniale.
A cet effet, l’atelier interrégional organisé par le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf) vise à l’élaboration du Document de politique nationale en la matière au Cameroun. Il a pour objectif de rendre participatif et inclusif le processus d’élaboration de la politique foncière nationale. Les travaux étaient présidés par le secrétaire général des services du gouverneur Adrey Epente Tazeu en compagnie du chef de mission Clarisse Constante Bouche, chef de la Division des études, de la planification et de la coopération au Mindcaf. C’était en présence de Christophe Fofié Mbouedia et de Simon Emile Mooh, respectivement préfets des départements de la Mifi et de la Mezam, du maire de la ville de Bafoussam Roger Tafam, des représentants des partenaires techniques et financiers du Cameroun et des sectoriels concernés.

Dans son mot d’ouverture, le chef de mission a indiqué qu’il est question de faire de la terre, un facteur de stabilité, de prospérité et de justice sociale et non une source de conflits. Clarisse Constante Bouche a dit que l’atelier de ce jour constitue une étape importante clé dans la mise en œuvre de la plateforme des multi acteurs.
« L’idée est qu’au terme de nos travaux, que les contributions soient vraiment inclusives pour nous permettre d’améliorer l’environnement en matière foncière et domaniale. Il doit tenir compte des nouveaux challenges sur le climat, sur les populations vulnérables et sur la décentralisation ».
a expliqué Clarisse Constante Bouche, chef de mission.
Sous forme de présentations en plénière, les participants ont partagé leurs difficultés sans tabou. Le représentant du gouverneur Adrey Epente Tazeu a demandé aux intervenants de valoriser les bonnes pratiques et les enseignements tirés des différentes expériences afin de faire de la terre un véritable levier de développement.
La réforme foncière doit être apte à soutenir l’agriculture de seconde génération.
