Par Serge Aimé BIKOI
Une vingtaine de syndicats fustige l’attitude indolente du gouvernement camerounais qui refuse de les écouter depuis 30 ans. Jean Collins Ndefossokeng, président national du Syndicat national des employés du secteur des transports terrestres(Synester) et ses camarades syndicalistes disent non au transport clandestin protégé par le gouvernement et non à la concurrence déloyale des transporteurs Yango, On go, Isma, Klando et autres. Synthèse des autres doléances et revendications
Le Collectif des syndicats nationaux des transports routiers du Cameroun disent aussi non aux tracasseries et à l’arnaque des moto taximen en zone rurale, non au retard dans la production des titres de transport (carte grise, carte bleue, permis de conduire, capacité, etc. Jean Collins Ndefossokeng, Patrice Samen, Norbert Manfouo, Augustin Ngangoua, Petit Pierre Gwem et autres s’opposent aussi à l’escroquerie des assureurs (falsification des assurances, non-paiement des sinistres), tout autant qu’ils fustigent l’arnaque des transporteurs dans les centres d’impôts, l’état piteux des routes urbaines et nationales. Ils battent aussi en brèche la multiplication des contrôles dans des villes et villages pour traquer les moto taximen et les transporteurs et dénoncent aussi la destruction des routes par les gros porteurs en transit.
À la différence, des leaders syndicaux des transports routiers du Cameroun disent oui à la baisse des prix des assurances, oui à la délimitation des zones de travail de chaque secteur des transports, oui à l’application immédiate des conventions collectives après signature. De plus, des syndicalistes exigent la présentation des preuves d’affiliation à la Cnps(Caisse nationale de prévoyance sociale) et des contrôles routiers, la construction d’une raffinerie pour le pétrole camerounais (baisse des prix du carburant.
En date du 24 avril 2026, le Collectif des syndicats nationaux des transports routiers du Cameroun avait adressé un avis de grève générale nationale des transporteurs routiers pour le 25 mai 2026. Cette fédération des syndicats nationaux exigeait une rencontre décisionnelle de haut niveau pour réagir à ces doléances, mais des leaders se rendent compte de l’usure, du dilatoire et de la diversion dont ils sont victimes depuis trente ans. Attitudes qu’ils jugent préjudiciables et qu’ils imputent au gouvernement camerounais. En attendant donc le lancement effectif de la grève générale du 25 mai, les acteurs des transports routiers ont décidé de prendre des mesures ci-après :
- Le boycott du 1er forum national sur la sécurité routière prévu du 29 au 30 avril 2026.
- Le boycott de la journée internationale du travail du 1er mai 2026.
- Le boycott du paiement de l’impôt général synthétique (Igs) et de l’attestation de conformité fiscale jusqu’à la négociation avec le ministre des Finances (Minfi).
