Par Serge Aimé BIKOI
La présidente de l’Association des jeunes communicateurs (Jcom), Élodie Nyangono, compte mobiliser de milliers de jeunes scolaires et universitaires au cours de cette campagne de don d’oxygène médicale. Ce sera, en effet, une campagne de sensibilisation de masse, qui sera assortie d’une kermesse dans les établissements scolaires et universitaires. Durant l’échange avec la presse locale qui s’est tenu, le panel d’intervenants s’est penché sur l’art et la culture au service de la santé publique. À cet effet, comme l’ont indiqué les uns et les autres, l’art, avec son côté interactif, peut jouer un rôle dans le sens de transformer les douleurs et de remédier à des problèmes de santé. Ce réseau associatif appréhende l’art comme un instrument de socialisation des individus à des fins de résolution des problèmes thérapeutiques. L’enjeu consiste, en réalité, à aboutir à un bien-être collectif. Partant de cette perception sociologique de l’art par le consultant du Fonds des nations unies pour l’enfant (Unicef), il est question, pour l’Association des jeunes communicateurs, de faire de l’art comme le meilleur médiateur entre les patients et les institutions hospitalières.
En arc-boutant la réflexion sur l’art et la culture au service de la santé publique, il est aussi question de sensibiliser les artistes(toutes composantes confondues), sur l’utilité de l’art. “Au lieu de laisser l’art vadrouiller, il vaut mieux le capitaliser à des fins de valorisation de la culture pour l’obtention des dons d’oxygène”, indique Élodie Nyangono.
Autre intervenant non des moindres lors de cet échange public, Etoundi Zeyang, le directeur du Théâtre du chocolat,connu du grand public. Ce promoteur culturel pense manifestement qu’au Cameroun, “rien n’a été fait pour canaliser l’importance de l’art dans le domaine de la santé. Pour sauver le monde, sauvons d’abord les enfants!”. Etoundi Zeyang appelle, dans son déroulé argumentatif, à la valorisation de l’art et de la culture dans les procédures de résolution des problèmes thérapeutiques. Mais peut-on dire, aujourd’hui, que nous avons une culture africaine ?, s’interroge l’homme de culture.
Signalons que l’Association des jeunes communicateurs (Jcom) est née le 1er août 2019 et s’investit à apporter sa contribution aux patients qui se recrutent aussi bien dans les milieux scolaires que dans les girons universitaires. En 2020-2021, lorsque la pandémie du coronavirus avait sévi dans le monde, ce réseau associatif avait fait des dons aux patients atteints de Covid- 19. Vu qu’il y a un besoin constant de l’oxygène médicale dans les services d’urgence, Jcom, qui pense à l’avenir des jeunes en milieu urbain et rural, a entrepris de mener des activités humanitaires dans l’optique de construire une vitrine du don d’oxygène médicale dans des établissements hospitaliers du Cameroun. Entre autres missions: aller vers des personnes en situation de souffrance et d’urgence. Parmi les cibles, figurent, les établissements scolaires primaires, secondaires et universitaires. Bien de partenaires leur apportent un soutien donné, à l’instar du ministère de la Santé publique (Minsante), de la Cnps(Caisse nationale de prévoyance sociale), l’Unicef, l’Acms(Association camerounaise pour le marketing social), etc.
