Par Sandra Embollo
La jalousie a viré au drame dans le quartier Nyalla à Douala. Fotso Zaho, père de famille, est mort dans la nuit du 17 janvier 2026 des suites de graves blessures à la tête, après une violente altercation avec sa compagne, Solange Bekono.
Selon des témoignages concordants, Solange Bekono, mère de trois enfants issus de différentes relations, vivait depuis environ cinq ans avec Fotso Zaho, qui prenait en charge le foyer et les enfants. De leur union est née une fillette aujourd’hui âgée de trois ans.
Les faits se déroulent après une soirée apparemment ordinaire. De retour d’une tontine, Fotso Zaho appelle sa compagne pour lui proposer du porc braisé.
Celle-ci accepte et précise qu’elle sera accompagnée d’une amie. La soirée se déroule sans incident notable avant le retour du trio au domicile familial situé dans une cité du quartier Nyalla.
La situation dégénère lorsque Fotso Zaho se rend aux toilettes communes de la cité et y croise l’amie de sa compagne. À sa sortie, Solange Bekono l’accuse aussitôt d’entretenir une relation avec cette dernière.
Malgré les dénégations de l’homme, la dispute s’envenime. Solange Bekono s’en prend physiquement à lui, sous les regards des voisins qui interviennent pour calmer les esprits.
Pensant le conflit apaisé, Fotso Zaho s’éloigne et s’assoit à l’écart. C’est alors que, selon les témoins, Solange Bekono saisit discrètement une grosse pierre et la projette violemment sur le crâne de son compagnon.
Grièvement blessé, Fotso Zaho s’effondre, inconscient et ensanglanté.
Évacué en urgence à l’hôpital Laquintinie de Douala par les riverains, il succombe à ses blessures. Le décès est constaté par le corps médical aux environs de 3 heures du matin.
Solange Bekono, échappant de justesse au lynchage de la foule, a été interpellée et se trouve actuellement entre les mains des forces de l’ordre. Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les circonstances de ce drame.
Les violences conjugales demeurent un problème récurrent dans plusieurs quartiers urbains de Douala. Les autorités appellent régulièrement à la retenue et au règlement pacifique des conflits, rappelant que de simples disputes peuvent rapidement basculer dans des tragédies irréversibles.
