Par Georges Parfait Owoundi
Le renouvellement des effectifs de cette institution s’articule autour de profils politiques de premier plan, de magistrats chevronnés et de figures parlementaires. La liste des nouveaux promus consacre l’entrée et le retour de plusieurs personnalités de la scène publique et judiciaire : Sali Dahirou : L’ancien ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) intègre l’instance. Claude Francis Moukouri : Magistrat hors-hiérarchie et ancien vice-président du Tribunal criminel spécial (Tcs), son expertise des dossiers de lutte contre la corruption rejoint l’organe de discipline des magistrats.
Le contingent parlementaire : L’Assemblée nationale y est fortement représentée avec la nomination de la députée Soppo Toute Marlyse (Rdpc, Wouri-Centre), de l’honorable Mariam Goni (Rdpc, Logone-et-Chari) nommée ce mardi et de l’honorable Rolande Adèle Ngo Issi (Pcrn, Nyong-et-Kellé), marquant une ouverture vers l’opposition parlementaire. Les experts et hauts magistrats : Le décret intègre également Albert Ekono Nna, ancien gouverneur de région, Engelbert Essomba Bengono, député Rdpc de la Mefou et Akono, Mekoulou Cunégonde Christine (épouse Ngotty) et Roger Sonckeng. Ces nominations structurent l’organe technique qui assiste le président de la République, président de droit du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) dans la gestion de la carrière des magistrats.
L’imminence des assises, désormais attendues avec cette équipe au complet, devra déboucher sur des arbitrages très attendus : intégration de nouvelles promotions de l’Enam(École nationale d’administration et de magistrature), mutations d’envergure, promotions de magistrats et sanctions disciplinaires. Avec la signature de ces décrets ce 2 juin 2026, la table est officiellement dressée pour les prochains arbitrages de la justice camerounaise.
