Par Joël Onana
Des acteurs de la société civile camerounaise et internationale ont lancé un appel urgent après l’arrestation, le 24 juin 2025 à Mufuo Quarter, Bamessing Village (Ndop, région du Nord-Ouest), de sept civils non armés. Parmi les personnes interpellées figurent deux bébés de trois et deux mois, Letisia et Sera, détenus avec leurs mères, Joycelyn Ndum et Blanche Yocnteh, toutes deux âgées de 22 ans, à la prison centrale de Bamenda.
Selon les organisations mobilisées, ces arrestations ont été effectuées sans mandat et sans justification légale, en violation des principes fondamentaux de l’État de droit et des conventions internationales protégeant les enfants. Elles dénoncent une situation qu’elles jugent « moralement intenable » et rappellent que « la justice est personnelle, jamais infantile ».
Une campagne mondiale intitulée No Babies Behind Bars a été lancée pour exiger la libération immédiate des nourrissons et l’examen judiciaire des cas des mères. Les organisations de coordination — All Women Together, New Human Rights USA et Conscience Africaine — appellent les citoyens, les ONG et les institutions internationales à soutenir les démarches en cours, à signer les pétitions mises à disposition et à relayer massivement l’alerte. No Babies Behind Bars form:
Signe the petition : https://forms.gle/phCM9n3nTyF2m5396
Les régions anglophones du Cameroun sont en proie à une crise sécuritaire majeure depuis 2017, marquée par des opérations militaires, des abus documentés et des arrestations contestées. La détention de nourrissons en milieu carcéral, bien que non inédite dans certains contextes de conflit, suscite une indignation croissante. Les contacts de coordination et les formulaires de pétition sont diffusés via les réseaux des OSC engagées dans la campagne internationale.
