Accueil » Cameroun | La croissance devrait se redresser à 3,3% en 2026, selon le Fmi

Cameroun | La croissance devrait se redresser à 3,3% en 2026, selon le Fmi

Le déficit budgétaire global s'est toutefois creusé, passant d'environ 1,5% du Pib en 2024 à environ 2% du Pib, en 2025.

by Panorama papers
0 comments

Par Mon’Esse

La croissance du Cameroun, en 2026, devrait se redresser à 3,3%, portée par une hausse de l’investissement public dans un contexte d’atténuation des incertitudes, selon les projections du Fonds monétaire international (Fmi).

Ayant séjourné dans le pays du 29 janvier au 12 février, sa mission, au titre de l’article IV, prévoit également un fort rebond en 2027-28, bien que demeurant soumis à des risques élevés, notamment liés à la réalisation en temps voulu des projets en cours visant à résorber les goulets d’étranglement dans la transmission de l’électricité.

«Les perspectives de croissance à moyen terme devraient atteindre 4,6% en 2031, grâce à la diversification de l’activité minière. L’inflation devrait baisser à 2,9% en 2026, conformément aux critères de convergence régionaux, et se stabiliser autour de 2,5% à moyen terme.»

La mission du Fmi, dans son communiqué publié à cet effet dit avoir souscrit à l’objectif des autorités, dans le cadre du budget 2026, de resserrer l’orientation de la politique budgétaire, qui vise un objectif de déficit de 1,7% du produit intérieur brut (Pib), soulignant par ailleurs que des risques considérables continuent de peser sur les perspectives, y compris au niveau régional.

«L’affaiblissement des réserves régionales, le resserrement de la liquidité, les carences dans la gestion des finances publiques et les vulnérabilités du marché de la dette pourraient intensifier les pressions. Parmi les risques extérieurs figurent la volatilité possible des cours des produits de base, la hausse des taux d’intérêt au niveau mondial et la réduction de l’aide internationale. Les perspectives pâtissent également des problèmes sécuritaires et climatiques persistants.»

En 2025, les données préliminaires indiquent que la performance budgétaire du Cameroun s’est affaiblie au milieu des incertitudes liées à l’élection présidentielle, annulant en partie l’amélioration régulière de ces dernières années.

Le Fmi estime que le déficit budgétaire global du pays s’est creusé, passant d’environ 1,5% du Pib en 2024 à environ 2% du Pib, en 2025, et, en raison de cette détérioration, le déficit primaire hors pétrole devrait se détériorer à environ 2,6% du Pib alors que l’objectif budgétaire était d’environ 1,4% du Pib.

Cela s’explique, note le Fonds par une contre-performance des recettes non pétrolières et, comme ces dernières années, «par un dérapage des dépenses courantes qui a plus que compensé le retard d’exécution des dépenses d’investissement», de même, les pressions sur le financement à court terme restent élevées, incitant à recourir à des emprunts commerciaux extérieurs.

L’analysant la viabilité de la dette du Cameroun, la mission estime qu’elle continue de faire apparaître un risque élevé de surendettement global, l’incertitude entourant les résultats de 2025 reste élevée, notamment le risque que de nouveaux arriérés ou dépenses extrabudgétaires, pourraient par ailleurs être enregistrés.

Si le Fmi prévoit que la croissance ralentira légèrement en 2025, passant de 3,5% en 2024 à 3,1%, en 2026, il estime aussi que le déficit budgétaire global s’est creusé, passant d’environ 1,5% du Pib en 2024 à environ 2% du Pib, en 2025 et que, en raison de cette détérioration, le déficit primaire hors pétrole devrait se détériorer à environ 2,6% du Pib, alors que l’objectif budgétaire était d’environ 1,4% du Pib.

Pour la mission, qui était conduite par Mme Dieterich, les principaux domaines de réforme sont notamment l’amélioration de l’accès au financement, le renforcement de la planification et de la mise en œuvre des investissements, l’élargissement du champ des investissements dans les infrastructures grâce à un recours accru au financement de projets concessionnels, la maintien des efforts visant à accroître les recettes intérieures non pétrolières ; l’opérationnalisation du compte unique du Trésor et les réformes visant à approfondir le marché régional du Trésor.

Le Fmi réitère aussi l’importance de renforcer la gestion des finances publiques notamment les contrôles des engagements et l’évitement des dépenses hors budget : «Pour résorber progressivement les arriérés de l’État, le budget devrait inclure un calendrier réaliste pour le règlement des arriérés dans le cadre d’une stratégie de financement à moyen terme, afin de réduire la perception du risque et d’améliorer la liquidité du secteur privé.»

You may also like

Leave a Comment

About Us / QUI SOMMES NOUS

Comme son nom l’indique, Panorama Papers est un site d’information générale qui couvre le plus clair de l’actualité mondiale dans toutes ses déclinaisons. Nous avons également une chaîne YouTube où nous vous proposons de superbes interviews et d’autres vidéos d’actualité. Les papiers Panorama sont un produit PANORAMA GROUP, LLC. Nous travaillons avec nos propres moyens, sans sponsors ni mécène, pour vous fournir une information crédible et de qualité.

NOS CONTACTS ET ADRESSES A TRAVERS LE MONDE:

SILICON VALLEY 237 APPELEZ VITE

@Tous droits réservés. Conçu et développé par JETECHNOLOGIE