Par Ilyass Chirac Poumie
Mamadou Mota, vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, accuse publiquement le député Salmana d’être titulaire d’un faux diplôme de master et menace d’engager des poursuites judiciaires contre le recteur de l’Université de Maroua pour complicité.
Selon lui, le nom du parlementaire apparaît comme titulaire d’un master dans des documents liés à un dépôt de candidature en vue d’une sélection en doctorat, option Sciences politiques, au sein de l’institution universitaire.
Le responsable politique affirme que l’intéressé, ancien cadre du Front pour le salut national du Cameroun, aurait interrompu son cursus académique en troisième année et ne serait pas détenteur d’un diplôme de master. Il rappelle que le député a créé sa propre formation politique, le Rassemblement Populaire, lors de la précampagne présidentielle, avant d’appeler à voter pour Paul Biya après sa rupture avec son ancien mentor, Issa Tchiroma Bakary.
Dans une déclaration rendue publique, Mamadou Mota donne un ultimatum clair:
« Le recteur de l’université de Maroua a trois jours pour retirer ce nom encerclé.
Sinon une plainte sera déposée et l’intéressé justifiera de l’origine de ses diplômes. Qui a donné le master à ce type ? La plainte sera déposée contre le recteur. Vous n’allez pas nous enfoncer à ce point. Je dis bien une plainte contre le recteur pour favoritisme, faux et usage de faux. »
À ce stade, ni le député Salmana ni le rectorat de l’Université de Maroua n’ont publiquement réagi à ces accusations.
Cette sortie intervient dans un climat politique marqué par des tensions persistantes entre acteurs de la majorité présidentielle et figures de l’opposition. Les accusations de faux diplômes ont déjà, par le passé, alimenté des controverses au Cameroun, notamment lorsqu’elles concernent des responsables politiques engagés dans des compétitions électorales ou des procédures académiques sensibles.
