Par Mon’Esse
Le président de la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (Cdhc) et président en exercice du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (Rinadh), James Mouangue Kobila, est l’invité d’honneur, dans la capitale centrafricaine, Bangui, d’un atelier organisé par la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) et de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (Cndhlf) de ce pays, appris vendredi de source officielle.
Ces assises, qui se tiennent du 25 au 27 février, ont pour thème : Coopération, plaidoyer et rapports parallèles : renforcer le rôle des Institutions nationales (Indh) dans les mécanismes des droits de l’Homme, est organisé avec le soutien de l’Association francophone des commissions nationales des droits de l’homme (Afcndh) et bénéficie du financement de l’Union européenne (UE).
A Bangui, M. Mouangue Kobila est appelé à partager ses dix ans d’expérience à la présidence de l’Indh du Cameroun, adossés sur sa haute expertise universitaire, du haut de sa nouvelle stature de président en en exercice du Rinadh.
Après des interventions particulièrement appréciées, le 25 février, il a aussitôt été choisi pour assurer la modération de la session 4 consacrée aux Principes de Paris et à la collaboration des Indh avec les mécanismes des droits de l’Homme.
Le lendemain, 26 février, il a prononcé une «keynote adress» qui a suscité un vif intérêt, parmi les participants, sur «Les défis de l’indépendance budgétaire et technique lors de la rédaction des rapports alternatifs», et, pendant cette communication, le président en exercice du Rinadh a notamment insisté sur ce que l’indépendance opérationnelle d’une Indh n’est ni oppositionnelle ni complaisante, mais «méthodiquement exigeante».
Des sources internes, à la Cdhc, précisent que la participation de son président, à l’atelier de Bangui, s’inscrit dans la coopération horizontale avec les institutions nationales des droits de l’Homme sœurs de l’Afrique centrale, en vue de les accompagner dans le processus d’accréditation au statut A par l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme et par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Mon’Esse
