Par Ilyass Chirac Poumie
Depuis, son absence prolongée a alimenté de nombreuses interrogations sur son état de santé et sur la conduite des affaires de l’État.
Selon plusieurs informations concordantes, le retour du président camerounais pourrait intervenir avant le 31 juillet, date annoncée de la visite au Cameroun de l’archevêque de Canterbury. Cette échéance diplomatique de premier plan renforce les spéculations sur un retour imminent du locataire du palais d’Etoudi, dont l’absence est devenue l’une des principales préoccupations du débat politique national.
Pendant plusieurs semaines, les rumeurs se sont multipliées sur la santé de Paul Biya, tandis que l’opposition a intensifié ses critiques. Un député a notamment saisi le Conseil constitutionnel afin qu’il constate une éventuelle vacance du pouvoir, estimant que cette longue absence créait une situation d’incertitude institutionnelle. De son côté, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir, a régulièrement tenté de rassurer l’opinion publique en affirmant que le chef de l’État poursuivait normalement ses activités.
Si aucune annonce officielle n’a encore confirmé la date exacte de son retour, la perspective de la visite de l’archevêque de Canterbury laisse penser que Paul Biya pourrait regagner Yaoundé dans les prochains jours, mettant ainsi fin à plus de six semaines d’absence qui auront ravivé les interrogations sur la succession, la continuité de l’État et l’avenir politique du Cameroun.
