Par Joël Onana
Selon un compte rendu d’activités de la Compagnie de gendarmerie d’Edéa, Georges Gilbert Baongla a été interpellé en exécution d’un avis de recherche n°000496/2-MRP/247/BFC du 12 mai 2026, émis par le chef du Service central des recherches judiciaires (SCRJ). Il est recherché dans le cadre d’une enquête portant notamment sur des faits présumés de cybercriminalité, de diffamation, de propagation de fausses nouvelles et d’autres infractions.
Le document indique que l’intéressé a été intercepté après avoir été impliqué dans un accident matériel de la circulation sur la Route nationale n°3, entre Pouma et Edéa, alors qu’il se rendait à Limbé. Les gendarmes affirment lui avoir demandé de se conformer à l’avis de recherche, mais soutiennent qu’il s’y serait opposé.
Toujours selon le compte rendu, Georges Gilbert Baongla aurait refusé de remettre ses téléphones portables aux enquêteurs et les aurait volontairement jetés au sol dans une tentative présumée de les détruire. Les forces de l’ordre indiquent également que son embarquement à bord du véhicule de service a nécessité l’intervention de plusieurs gendarmes en raison de sa résistance.
Le rapport ajoute que Georges Gilbert Baongla aurait déclaré aux militaires qu’ils n’avaient « aucun pouvoir » sur lui, se présentant comme le « fils aîné du Président de la République ». Il a finalement été conduit sous escorte vers Yaoundé, où il a été remis au Service central des recherches judiciaires (SCRJ) pour la poursuite de l’enquête.
Cette version officielle contredit les premières affirmations relayées sur les médias sociaux, selon lesquelles Georges Gilbert Baongla aurait été victime d’un enlèvement orchestré par des hommes cagoulés avant d’être conduit au Secrétariat d’État à la Défense (Sed). À ce stade, les autorités présentent l’opération comme une interpellation judiciaire menée dans le cadre de l’exécution d’un avis de recherche.
