Par Zobel A Mbon
Pendant quatre jours, des équipes fixes et mobiles sillonneront les six villages du district. Elles interviendront à domicile, dans les écoles, marchés, chefferies, carrefours et lieux de culte pour administrer gratuitement le vaccin oral. L’objectif : n’oublier aucun enfant, rattraper ceux non à jour de leur calendrier et dépister les cas de maladies évitables par la vaccination.
Cette riposte s’inscrit dans une opération conjointe du Cameroun et des États du Bassin du Lac Tchad. Six régions sont mobilisées : Adamaoua, Centre, Extrême-Nord, Nord, Ouest et Littoral.
Le gouverneur a insisté sur la gratuité du vaccin et appelé chaque acteur à jouer son rôle. Aux journalistes : diffuser des informations fiables et combattre les rumeurs. Aux administrations partenaires : inciter les familles à vacciner et sécuriser les équipes. Aux leaders traditionnels, religieux et associatifs : sensibiliser et mobiliser les communautés. Au personnel de santé : appliquer strictement les protocoles. Aux parents : saisir l’offre de l’État pour protéger leurs enfants.
La campagne répond à quatre urgences : une couverture vaccinale de routine encore faible au Cameroun, la circulation de poliovirus dans des pays voisins, des failles relevées par les contrôles LQAS lors des campagnes précédentes, et une forte mobilité transfrontalière qui expose au risque d’importation.
La poliomyélite reste une infection virale hautement contagieuse et invalidante. Souvent silencieuse, elle peut entraîner des paralysies irréversibles. Dans 5 à 10 % des cas graves, les muscles respiratoires sont touchés, provoquant le décès. Les moins de 5 ans sont les plus vulnérables.
En vaccinant ses plus de 2000 enfants, dont ceux des communautés Bakoko réparties dans les six villages, le District de Santé de Japoma veut contribuer à l’éradication de la poliomyélite au Cameroun.
