Par Zobel A Mbon
L’ épouse de Djeukam Tchameni, arrêté le 24 octobre 2025 pour son soutien au président autoproclamé Issa Tchiroma Bakary, au lendemain de la présidentielle du 12 octobre 2025 , a décidé de se joindre au combat pour la libération de son époux.
Face au mutisme persistant des autorités judiciaires camerounaises, au sujet des appels à répétition pour la libération de son époux, Makani Tchameni a décidé de faire entendre sa voix à travers le Cofem (Collectif des Femmes pour la Liberté).une organisation dont la mission première est de lutter pour la libération des prisonniers politiques. Elle participe aussi à la promotion de la solidarité entre les mères, épouses et sœurs des victimes de la crise post-électorale, à l’assistance légale humanitaire aux prisonniers d’opinion et la lutte pour la libération des prisonniers politiques.
Face à la presse, Makani Tchameni a lancé un vibrant appel à toutes les femmes qui, comme elle, ont des proches incarcérés pour leur liberté d’opinion, à se joindre à ce noble combat. Le Cofem s’illustre déjà sur le terrain à travers l’assistance à certains prisonniers .
Concernant Djeukam tchameni, son épouse affirme qu’il reste détenu à la prison centrale de kodengui avec un état de santé précaire .
Une situation qui a fait réagir Henriette Ekwe visage bien connu de la scène médiatique et politique au Cameroun.Elle a exprimé son inquiétude face à ce qu’elle qualifie de “manipulation” des autorités. Dans sa déclaration, Henriette Ekwe a dénoncé les conditions de détention de Djeukam Tchameni et appelé à sa libération immédiate.
“On cherche à isoler Djeukam Tchameni pour le rendre responsable de la situation”, a t- elle déclaré.
L’ancienne militante de l’upc a également critiqué les autorités pour leur gestion de la situation, affirmant que Tchameni avait été arrêté sans raison valable et que son procès avait été mené de manière injuste.[ Le vendredi 24 octobre 2025, on a pris Djeukam, Aba’a Oyono et Anicet Ekanè, et on les a amenés au tribunal sans le soutien de leurs avocats. Ce qui apparaît selon elle comme une atteinte à ses droits fondamentaux.
La déclaration de Henriette Ekwe intervient alors que la communauté internationale s’inquiète de plus en plus de la situation des droits de l’homme au Cameroun. Les organisations de défense des droits de l’homme ont condamné les arrestations arbitraires et les détentions de personnes qui expriment des opinions dissidentes.
La situation de Djeukam Tchameni est un exemple de la répression croissante des voix dissidentes au Cameroun. Il serait plus que urgent pour les autorités camerounaises de mettre fin à ces pratiques et de respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens. La libération de Djeukam Tchameni appelle à l’urgence.
