Par Iliassou NCHINGOU
Jour de fête au Lycée technique de Baïgom. Elèves, parents et riverains de cette localité située dans l’arrondissement de Foumbot, département du Noun sont venus massivement magnifier l’altruisme de ses fils résidants au Gabon. C’était à l’occasion de la cérémonie de rétrocession d’un bloc de deux salles de classes offert par le Mouvement de développement du village Baïgom au Gabon.

D’une valeur de plus de 8 millions frs, les clés du bâtiment ont été remises au sous-préfet de l’arrondissement de Foumbot Jude Ewane Mbong en compagnie du Dr Abdou Rahim Seïd Ndam, chef du village éponyme, initiateur du projet et de Youchahou Gbetnkom, représentant de l’organisation pourvoyeuse de fonds.
L’évènement a connu la présence du proviseur de l’établissement Jonas Njiemoun, des élites de la localité avec à leur tête Kentouma Seïd Pemboura, chargée d’études au secrétariat des services du Premier ministre entre autres.

Dans son discours de circonstance, le sous-préfet de Foumbot a demandé aux élèves d’être fiers de leurs élites. Jude Ewane Mbong a exhorté les filles et fils de Baïgom de se rassembler autour de son chef du village afin des ingénieurs et médecins puissent sortir de ce lycée.
« Les donateurs sont en symbiose avec la politique du chef de l’Etat. J’invite les autres à continuer sur cette lancée »,
a-t-il souhaité.
Le Lycée technique de Baïgom compte environ 950 apprenants de la première année en Terminale repartis 9 spécialités. L’infrastructure moderne construite en 3 mois seulement vient s’ajouter aux autres réalisations offertes à cet établissement par cette diaspora.

« Nous sommes à l’étranger et avons un cœur pour notre village. Nous voulons tisser un pont pour que cette génération en profite. Nous reviendrons à chaque fois soutenir le développement de notre village »,
a souhaité Youchahou Gbetnkom, donateur.

L’initiateur pour sa part a relevé les efforts et le dynamisme de ses filles et fils qui ont rapidement répondu à sa sollicitude.
« Mes enfants sont un exemple à présenter à la nation camerounaise. Ils ne gagnent pas assez. Mais ils veulent que leur village devienne une terre où naîtront des élites »,
a affirmé le Dr Abdou Rahim Seïd Ndam, chef du village Baïgom, initiateur.
L’autorité administrative ainsi que les bienfaiteurs ont demandé aux élèves d’en faire bon usage.
