Par Ilyass Chirac Poumie
Dans un texte à forte portée personnelle, Michel Ange Angouin retrace son engagement au service de l’État camerounais et défend la cohérence de ses prises de position.
Il rappelle qu’en 1996, alors procureur de la République près les tribunaux de Nkongsamba et du Moungo, il publie une analyse critique à la veille de l’élection présidentielle de 1997. Devenu plus tard membre du gouvernement, il assume la décision d’annuler les résultats du concours d’entrée à l’Enam, invoquant une irrégularité manifeste malgré la présence de candidats issus de la famille présidentielle, notamment Brenda Biya et Junior Biya.
Dans sa déclaration, il dénonce un climat dans lequel les voix critiques sont rapidement disqualifiées et assimilées à de l’opposition systématique. Il affirme que certains responsables préfèrent garder le silence par crainte de perdre leurs privilèges, au détriment de l’intérêt général.
Michel Ange Angouin insiste également sur les sacrifices personnels liés à son positionnement, évoquant des difficultés matérielles qu’il dit assumer sans renoncer à ses principes. Il réaffirme son attachement à la République, à l’intégrité morale et aux valeurs démocratiques.
Son message se conclut par un appel à la prise de conscience collective face aux défis actuels du pays, ainsi qu’à une union de prières pour la paix et la stabilité.
Le débat public au Cameroun reste marqué par des tensions entre partisans du statu quo et voix critiques appelant à des réformes. L’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a déjà été au centre de controverses liées à la transparence des concours. Dans ce contexte, les prises de parole d’anciens responsables publics comme Michel Ange Angouin alimentent régulièrement les discussions sur la gouvernance et l’éthique publique.
