Par Joseph OLINGA N.
“C’est maintenant que ton travail commence pour les libertés tant souhaitées.”Peut-être Dieudonné Yebga n’aurait pas dû rédiger ces mots. Encore moins la lettre de correspondance adressée à la famille nucléaire d’Anicet Ekane ainsi qu’aux militants du Mouvement pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), parti politique dont le défunt et le rédacteur de la lettre de condoléances se sont illustrés par une adversité non feinte lors du processus conduisant à l’élection présidentielle du 12 octobre dernier.
A l’évidence, Dieudonné Yebga semble payer cher son initiative. A travers un brûlot publié sur son mur Facebook ce 04 décembre, Charles Cacharel Mforgan, cadre du Manidem pense que Dieudonné Yebga “pousses le cynisme trop loin”.
La sortie du militant du Manidem est pour rappeler à Dieudonné Yebga que “Tu n’es plus du Manidem et encore moins président.” En fait, Charles Cacharel Mforgan, tout comme Jean Baptiste Ketchateng, autre cadre du Manidem, reprochent à Dieudonné Yebga le fait de signer son courrier sur un papier entête aux couleurs du Mouvement pour la nouvelle indépendance et la démocratie. Visiblement sur les dents, militants et sympathisants du Manidem promettent des foudres à Dieudonné Yebga qui se définit, lui-même, comme président du Manidem. Une posture qui ne semble pas rassembler au sein de cette formation politique en ces temps de deuil.
