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Cameroun > Mouvement d’humeur dans les plantations de la Socapalm à Édéa : L’entreprise rétablit les faits et rappelle son engagement foncier

Dans l’après-midi du vendredi 23 janvier 2026, un mouvement d’humeur non autorisé a été observé dans les plantations de la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) à Édéa, dans le département de la Sanaga-Maritime.

by world top news
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Par Zobel A Mbon

Un groupe de femmes riveraines se réclamant de l’association Afrise a procédé à une intrusion sans autorisation préalable dans les plantations de l’entreprise pour exprimer une contestation liée à des revendications foncières, sans qu’aucune saisine formelle ou demande préalable n’ait été adressée à la Socapalm avant cette action.
Selon les informations recueillies, cette action visait à s’opposer au programme de replanting mis en œuvre par la Socapalm, un programme technique destiné au rajeunissement du verger sur des superficies déjà exploitées et légalement couvertes par un bail emphytéotique. Le mouvement s’est déroulé en présence de certains médias locaux, expressément conviés pour la circonstance.

La situation a connu une montée de tension ayant conduit à une agression sur un agent de sécurité en service, alors qu’il tentait de contenir cette intrusion non autorisée dans les plantations. Aucun usage de la force n’a été relevé du côté de l’entreprise.

Informée des faits, la Direction générale de la Socapalm, basée à Douala, est immédiatement intervenue par l’entremise de la Responsable Communication, qui a pris attache par téléphone avec les manifestantes afin de privilégier l’apaisement et le dialogue. Cette démarche n’a toutefois pas reçu de suite favorable, aucune des protestataires n’ayant souhaité engager un échange.

Dans un communiqué officiel rendu public, la Socapalm précise que depuis 2023, elle fait face à des contestations récurrentes émanant d’une frange de la communauté riveraine d’Apouh et de femmes se revendiquant de l’association Afrise, dans le cadre de l’opération de replanting. Cette situation perdure malgré les multiples démarches républicaines engagées par les autorités administratives locales pour ramener le calme et favoriser le dialogue.

L’entreprise rappelle par ailleurs que la question foncière fait l’objet d’un traitement structurel et progressif, inscrit dans la durée. À cet égard, la Socapalm souligne qu’elle a procédé dès 2005 à une première révision significative de ses superficies sous bail, laquelle a conduit à la restitution de plus de 20 000 hectares à l’État du Cameroun. Ce processus a été formellement consacré par la signature de l’avenant n°1 au bail emphytéotique, signé par l’ensemble des parties prenantes, y compris l’État.

S’inscrivant dans cette même logique de clarification et de transparence foncière, la Socapalm a franchi un nouveau cap depuis 2017, avec l’engagement d’un processus de délimitation et de densification des bornes, conduit en étroite collaboration avec l’État et les communautés riveraines. Les premières conclusions concrètes, récemment obtenues à Dibombari, ont abouti à la restitution de nouvelles superficies à l’État du Cameroun, conformément aux dispositions légales en vigueur. Ces travaux ont été validés par un rapport officiel des services cadastraux, rendu le 21 janvier 2026 à l’issue d’une rencontre tripartite, et feront l’objet d’une extension progressive à l’ensemble des plantations de la Socapalm, en vue d’une révision globale des surfaces soumises à bail.
L’entreprise rappelle à cet effet que, en sa qualité de locataire des terres, la Socapalm ne peut procéder à une rétrocession, mais uniquement à une restitution à l’État du Cameroun, seul propriétaire, lequel en dispose conformément à ses prérogatives.

Tout en regrettant l’incident survenu à Édéa, la Socapalm réaffirme son attachement au dialogue, au respect des lois et à la recherche de solutions durables, et appelle l’opinion nationale et internationale à ne pas se laisser instrumentaliser par un incident isolé, déconnecté des efforts structurels et continus menés par l’entreprise en matière de gouvernance foncière, de paix sociale et de développement local.

Affaire à suivre…

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