Par Sandra Embollo
Un nouveau conflit éclate sur les réseaux sociaux camerounais. Ngo Mandeng, épouse de l’artiste Roméo Dika, est sortie de sa réserve pour s’en prendre frontalement à Nzui Manto, figure connue des plateformes numériques. Dans un direct diffusé ce 25 novembre, elle l’accuse de « salir les gens avec récurrence », d’exploiter les drames familiaux et d’alimenter la polémique au détriment de la dignité des personnes concernées.
Elle affirme que Nzui Manto a relayé des accusations selon lesquelles elle maltraiterait son mari malade, le priverait de nourriture et empêcherait sa famille d’être informée de son état. Des accusations qu’elle juge totalement infondées et blessantes. Selon elle, ce n’est pas la première fois que le blogueur s’attaque à sa famille.
Ngo Mandeng revient également sur un épisode traumatisant : la disparition de son fils, retrouvé drogué mais sauf après trois jours de recherches. Elle assure avoir sollicité Nzui Manto à ce moment-là, qui lui aurait demandé des informations avant de ne plus répondre. Elle dit ensuite avoir découvert la publication de la photo de son fils, diffusée « humilié et déshumanisé », ce qu’elle décrit comme un choc supplémentaire dans une période de grande détresse.
Elle reconnaît toutefois que la mobilisation en ligne a contribué à retrouver l’enfant, remerciant notamment la chanteuse Charlotte Dipanda, dont le message avait permis de localiser le jeune garçon à la station Tradex Nsimalen.
Pour Ngo Mandeng, ce direct était nécessaire pour dénoncer ce qu’elle considère comme une instrumentalisation répétée de sa famille. Elle accuse Nzui Manto de faire de la détresse humaine un « gagne-pain » et l’invite à se concentrer sur ses propres combats personnels au lieu de « détruire la vie des autres ». Les interventions de Nzui Manto, souvent centrées sur des faits divers, des alertes citoyennes et des situations d’urgence, suscitent autant de soutien que de controverses au Cameroun. Plusieurs familles et personnalités publiques lui reprochent régulièrement des méthodes jugées intrusives, approximatives ou sensationnalistes, malgré l’impact parfois positif de certaines de ses interventions dans des situations critiques.
