Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Les groupes de réflexion (think tanks )et les organisations de la société civile (Osc) viennent de l’Afrique centrale. Ce sont les piliers essentiels pour promotion la gouvernance démocratique, le développement durable et l’intégration régionale en Afrique.
Toutefois, il convient de relever que ces institutions qui défendent l’intérêt soutiennent une transformation socio-économique inclusive. Toutefois, les activités de ces organisations sont limitées par la volatilité de leur environnement, marqué par l’instabilité politique, l’incertitude économique et les défis sociaux.
Au nombre des défis dans cet environnement difficile, on peut retenir les changements climatiques avec ses affres, l’augmentation de la dette et les troubles sociopolitiques internes. Dans cette optique, l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui envisage « L’Afrique que nous voulons », met l’accent sur la bonne gouvernance, la paix et la sécurité comme des composantes essentielles du développement du continent (Aspirations 3 et 4). En outre, l’article 12 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (Cadeg) souligne l’importance de renforcer les capacités de la société civile pour améliorer la gouvernance démocratique.
De même, le Cadre d’action de l’Union africaine pour le renforcement des capacités des groupes de réflexion et des institutions de recherche (adopté en 2013) reconnaît le rôle essentiel que jouent les groupes de réflexion dans la promotion de l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et appelle à des initiatives de renforcement des capacités pour permettre à ces institutions de prospérer dans des environnements dynamiques. C’est pour répondre à cette dynamique que le Nkafu policy institute, un groupe de réflexion de premier plan de la Fondation Denis & Lenora Foretia et en harmonie avec ces cadres continentaux, lance la troisième édition de son Programme de leadership exécutif et stratégique pour les groupes de réflexion et les Osc.
Le programme vise à doter les dirigeants de groupes de réflexion, d’Osc et d’institutions de recherche des compétences et des stratégies nécessaires pour faire face à la volatilité, soutenir leurs opérations et contribuer de manière significative à l’intégration régionale et à la résilience démocratique au sein de leurs communautés et au-delà. En abordant le leadership, le plaidoyer et la capacité organisationnelle, le programme soutient directement les objectifs décrits dans l’Agenda 2063, l’Acdeg et d’autres initiatives essentielles de l’Union africaine visant à favoriser un développement durable et inclusif.
Réactions:
Bruno Ittia, Directeur de la communication et des initiatives stratégiques à Nkafu policy Institute

< L’environnement est particulièrement instable >
<< Le programme de leadership exécutif et stratégique est un programme du Nkafu policy Institute de la Fondation Denis & Lenora Foretia qui vise à regrouper les différents acteurs de la société civile afin de booster leurs capacités pour leur permettre de travailler en tant que groupe. L’objectif est de surmonter les différentes difficultés qu’elles rencontrent dans la société civile. En Afrique centrale en particulier, l’environnement est particulièrement instable et nous les think tanks, nous sommes appelés à travailler pour améliorer les politiques publiques. Mais comment allons-nous le faire si d’abord nous n’avons pas les outils pour y arriver? C’est pour cela que nous regroupons les exécutifs des différents acteurs pour travailler ensemble, pour partager les différences expériences, pour apprendre les uns des autres.>>
Dr Paul Crescent Beninga de la Rca
Directeur exécutif du Centre centrafricain de recherche et d’analyses géopolitiques en Rca

” Nous allons ébaucher quelques pistes de solutions “
” Nous avons visité les principales difficultés auxquelles les think tanks et les organisations de la société civile en Afrique centrale sont confrontés. Par la suite, nous allons ébaucher quelques pistes de solutions pour ne pas dire quelques perspectives d’amélioration. Il faut dire qu’il y a des difficultés qui relèvent du fonctionnement des thinks et je puis dire ste ce sont des difficultés internes à ces organisations mais il y a des difficultés qui renvoient aux de environnements dans lesquels évoluent ces organisations et il s’agit là de difficultés externes font les solutions ne dépendront pas directement des responsables des think tanks mais de leur interaction avec gouvernement et les autres partenaires en place.”
