Par Zobel A. Mbon
Après Kienké, l’entreprise a marqué une nouvelle étape de sa tournée nationale de renforcement des capacités des délégués du personnel, en faisant escale à Mbambou.
En ligne de mire : faire de la délégation du personnel un levier structurant de dialogue social et de performance durable.
Former pour prévenir : un investissement stratégique
Au cœur de cette initiative, un impératif : professionnaliser la fonction de délégué du personnel afin de prévenir les tensions sociales et sécuriser la productivité.
Face aux participants, Pierre Pascali Makota, président de la coordination des syndicats exerçant à la Socapalm, a rappelé les fondements de la démarche.
« Le délégué du personnel occupe une position centrale dans l’entreprise. Lorsqu’il maîtrise son rôle, c’est toute l’organisation qui en tire profit. La formation est donc un investissement direct dans la croissance de la Socapalm »,
a-t-il souligné.
Pour garantir l’appropriation des contenus, chaque participant a reçu un support pédagogique structuré, articulé autour des textes de référence : Code du travail, conventions collectives, accords d’entreprise, règlement intérieur et dispositif disciplinaire interne.
L’accent a été mis sur une clarification essentielle : la distinction entre le rôle du délégué du personnel et celui du syndicat.
« Le délégué est mandaté par le syndicat, mais il agit dans un cadre précis. Le syndicat, à l’image d’un parent, a le devoir de le former et de l’accompagner »,
a expliqué le formateur.
Au-delà de l’acquisition des connaissances, l’enjeu est opérationnel. La performance de cette formation se mesurera à des indicateurs concrets : réduction des conflits, baisse des contentieux judiciaires, limitation des sanctions disciplinaires.
« Un délégué bien formé est un acteur d’éducation ouvrière. Il informe, sensibilise et prévient »,
a insisté Pierre Pascali Makota.
Des délégués, piliers du dialogue social
La session de Mbambou s’inscrit dans un contexte interne marqué par des évolutions organisationnelles et des enjeux accrus de communication.
Pour Nyama Mapoko Emmanuel, président départemental du syndicat d’agriculture en Sanaga-Maritime et secrétaire confédéral chargé des normes du travail et des affaires sociales, la formation répond à une nécessité stratégique :
« Ce séminaire doit transformer les comportements. Un délégué inefficace fragilise la représentation des travailleurs. Nous attendons d’eux qu’ils soient à la fois des facilitateurs, des relais d’information et des vigies capables de faire remonter les préoccupations du terrain. »
Il ajoute que cette initiative traduit une volonté d’anticipation :
« Dans un contexte de mutation au sein de l’entreprise, il était essentiel de renforcer les capacités des acteurs du dialogue social. »
Une appropriation rapide et des engagements concrets Du côté des participants
les premiers retours traduisent une adhésion forte.
Pour Dingue Epoh, la formation a permis de lever des ambiguïtés :
« Nous avons désormais une compréhension claire de notre rôle et de nos limites. La confusion avec les missions syndicales est levée. »
Même satisfaction chez Nko’o André Théophile, président de section syndicale, qui salue une initiative longtemps attendue sur le site :
« Ces formations constituent des outils essentiels. Elles permettent au délégué de mieux cerner son périmètre d’action et de renforcer sa responsabilité vis-à-vis de la base. »
Les participants s’engagent désormais à traduire ces acquis en pratiques concrètes, avec un objectif partagé :
améliorer durablement le climat social.
Une dynamique appelée à s’étendre
Après Mbambou, la tournée se poursuivra sur les sites de Mbongo et de Dibombari. Cette campagne nationale vise à doter l’ensemble des délégués du personnel de compétences juridiques et opérationnelles solides.
À travers cette démarche, la Socapalm réaffirme un choix stratégique clair : faire du dialogue social un facteur clé de performance, en consolidant les relations entre direction, syndicats et travailleurs.
