Par Joseph OLINGA N.
Même si le gouvernement estime que l’évolution de la croissance est restée positive dans la période 2020-2025, les données statistiques évoquent un échec des perspectives lancées lors de l’avènement de la Stratégie nationale de développement (Snd30), au cours de l’année 2020. Le projet d’émergence et de développement démocratique et économique prévoyait l’atteinte d’un taux de croissance de 8,5% en 2025.
Au terme de l’exercice budgétaire 2025, les données officielles indiquent que le taux de croissance est de 3,8%. La maîtrise du solde global des finances publiques projetée à 1,5% est estimée à 1,4% du Produit intérieur brut à la même échéance.
En clair, l’objectif de réduire la pauvreté annoncé par le gouvernement au cours du quinquennat 2020-2025 demeure une vue de l’esprit. De même que l’analyse de l’évolution de la stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 démontre que le niveau de crédit à l’économie prévu à environ 23% n’a guère franchi la barre des 17%.
Des réalités conjoncturelles qui font douter de l’atteinte des objectifs de développement promis par le gouvernement. Même si ses mandataires justifient que la survenue de l’épidémie de COVID-19, le déclenchement de la crise anglophone et les effets de la guerre entre l’Ukraine et la Russie ont considérablement déjoué les prévisions de prospérité dont les premiers effets auraient dû être perceptibles dès l’année 2025.
